‹ Œuvres; (volume 3)Chapitre 77 sur 394 · Vers a5o · texte numérisé non relu

Vers a5o

SUR L'ODYSSÉE D'HOMÈRE

seroient des outrages, dit-elle, car je treuverois moi-même fort mauvais qu'une fille fréquentât des hommes sans le consentement de son père et de sa mère, et devant qu'être marie'e publiquement. C'est pourquoi nous treuverons sur le chemin l'agréable bois de Pallas où est la métairie et les beaux jardins de mon père : demeurez-y jusqu'à ce que je sois arrivée dans la ville et au palais de mon père ; et quand vous jugerez que nous [y] sommes, entrez dans la ville et demandez le logis de mon père : il est aisé à connoître, et un enfant vous y mèneroit, car il n'y en a point de pareil dans l'île des Phéaques. Quand vous serez entré, avancez-vous dans la salle, où vous treuverez ma mère assise près du feu, contre un pilier, où elle file des laines de pourpre avec ses femmes. Vous y verrez mon père, qui est auprès d'elle dans son trône.

Tw oye oîvoTcoidÇsi, .... dcGavaxoç éoç. [Vers 309.]

Mais passez-le, et allez embrasser les genoux de ma mère, et assurez-vous que si elle vous veut une fois du bien, vous reverrez vos amis et votre maison, si loin que vous en soyez. Cela dit, elle fouette ses mulets, qui courent et plient les jambes adroitement :

EO 8è ;T:X{aaovTo TîdBsaaiv. [Vers 3 18.]

Mais elle les gouvernoit sagement, afin que ses femmes et Ulysse la pussent suivre, et les fouettoit avec art :

N6a) S' e;ié6aXX£V î[xdcaGXriv. [Vers 3 20.]

Le soleil se couche, et ils arrivent au bois sacré de Pallas, où Ulysse invoque la Déesse et lui reproche de l'avoir abandonné.

A6ç p.' le, <E>af7jxaç <p{Xov eXOsiv, r^^' ïkzzivàv, [Vers 327.]

Elle l'exauce, mais elle n'ose pas se découvrir à lui, aïoexo yap Tcatpoxacn'Yvyi'cov \ qui étoit grandement irrité contre lui.

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