JOCASTE, ÉTÉOCLE, ANTIGONE, CRÉON
JOCASTE
Mon fils, c'est donc ainsi que l'on garde sa foi?
ÉTÉOCLE
Madame, ce combat n'est point venu de moi,
Mais de quelques soldats, tant d'Argos que des nôtres1,
Qui s'étant querellés les uns avec les autres,
Ont insensiblement tout le corps ébranlé, 705
Et fait un grand combat d'un simple démêlé.
La bataille sans doute alloit être cruelle,
Et son événement vidoit notre querelle,
Quand du fils de Créon l'héroïque trépas
De tous les combattants a retenu le bras*. 7 10
Ils se veulent baigner dedans leur propre sang.
Tous deux voulant régner, il faut que l'un périsse :
L'un a pour lui le peuple, et l'autre la justice.
[Polynice endurci n'écoute que ses droits.] (1664) i.Par. Nous ôte tout le fruit du sang de Ménecée. (1664-87) 1. Cette scène répond a la scène m de l'acte I tfAntiçone. Toutefois entie la scène de Rotrou et celle de Racine il y a de grandes différences dans les détails. En outre le caractère de Créon ne s'y montre pas le même.
3. Par. Mais de quelques soldats, tant des Grecs que des nôtres. (1664-87) 4 Par. Quand du fils de Créon le funeste trépas
Des Thébains et des Grecs a retenu le bras. (1664-87)