‹ Œuvres (volume 4)Chapitre 208 sur 311 · Vers imités de Sénèque · texte numérisé non relu

Vers imités de Sénèque

Ne, precor, jerro erue

Patriam ac Pénates , neve , auaj regere expetis, Evette Thebas. Quis tenet mentem t'uror? Patriam yetendo perdis : ut Jiat tua Pis esse nu llam ?

(Phéniciennes, vers 555- 55g.)

4. Far. Est-ce destin des morts que vous voulez, régner? (1664)

Si la vertu se perd quand ou gagne l'empire ,

Lorsque vous régnerez, que serez-vous, helas !

Si vous êtes cruel quand vous ne régnez pas* ? io5o

POLYMCE.

Ah ! si je suis cruel, on me force de l'être;

Et de mes actions je ne suis pas le maître.

J'ai honte des horreurs où je me vois contraint2;

Et c'est injustement que le peuple me craint.

Mais il faut en effet soulager ma patrie; io5 5

De ses gémissements mon âme est attendrie.

Trop de sang innocent se verse tous les jours :

Il faut de ses malheurs que j'arrête le cours;

Et sans faire gémir ni Thèbes ni la Grèce3,

A l'auteur de mes maux il faut que je m'adresse : 1060

Il suffit aujourd'hui de son sang ou du mien".

JOCASTE

Du sang de votre frère?

POLYNICE

Oui, Madame, du sien.

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