‹ Œuvres (volume 4)Chapitre 216 sur 311 · ACTE IV, SCÈINE III · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈINE III

Votre père et les rois qui vous ont devancés , Sitôt qu'ils y montaient, s'en sont vus1 renversés2.

POLYMCE.

Quand je devrois au ciel rencontrer le tonnerre', J'y monterois plutôt que de ramper à terre. 1 160

Mon cœur, jaloux du sort de ces grands malheureux, Veut s'élever, Madame, et tomber avec eux*

ÉTÉOCLE

Je saurai t'épargner une chute si vaine.

POLYMCE.

Ah! ta chute, crois-moi , précédera la mienne* !

JOCASTE

Mon fils, son règne plaît*.

POLYMCE.

Mais il m'est odieux. n65

i. L'édition de 1697 a vu, sans accord. Les précédentes portent toutes vus. 1. Rotrou et Sénèque ont ici encore servi de modèles à Racine :

Poly>'. Que Thèbes lui demeure, et que je me retire! joc. Thèbes, \ous 1<» savez, est un fatal empire, Et son trône est un lieu bien timeste à son roi. Les exemples de Laye et d'OEdipe en font foi.

(Antigone, acte II, scène iv.)

POi/ïTf Sceleris et fraudis sux

Pœnas nefandus /rater ut nul las Je rat?

JOC. Aie metue : pœnas, et quide/n solvet graves :

Regnabit

Sceptra Tliebarum fuit

Impune nulli gerere.

(Phéniciennes , vers 643-649-)

3. Ce cri hyperbolique de l'ambition rappelle celui qu'Euripide a mis dans la bouche d'Étéocle. C'est là sans doute que Racine a puisé son inspiration :

"Aarpwj xv ïtfi'ji.ti! cf.l6épo~ Ttpàç kvtoIccç K«i ■/•/;; è'vêpôî, Sweerit 'j'J Spâjaa» vôtâe, Triv Be&v /iî/tïT/;» wst' &xsiv vjpayviSa..

(Phéniciennes , vers 5o4-5o6.)

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