Sponte ruit, fraudemque supremam
In média jam morte parât.
{Thebaïde, livre XI, vers 554 et 555.)
Rotrou raconte ainsi la ruse d'Étéocle et la mort des deux frères : Il (Polynice) s'approche à ces mots, lui veut ôter Cépée; Mais sa main est à peine à cette œuvre occupée. Que l'autre, ramassant un reste de vigueur, Que la haine entretient a l'en tour de son cœur, Retire un peu le bras, puis le poussant d'adresse, Lui met le fer au sein, que mourant il \ laisse.
(Antigone , acte III, scène n.)
Il faut remarquer que dans Euripide c'est Polynice qui tombe le premier, c'est Étéocle qui se croit vainqueur, et qui reçoit le coup mortel de la main de son frère, tandis qu'il s'est approché pour le dépouiller [Phéniciennes, \c\^ 1416-1425). Mais dans Stace et daus Rotrou, comme dans Racine, les rôle sont intervertis.
1. C'est une imitation du dernier vers de V Enéide de Virgile-
yîtaque cum geiiiitujhgit indipnntn sub timbras.
Voltaire (ffenriade, chant VIII, vers 391) a dit:
Et son âme en courroux s'envola chez les morts.