‹ Œuvres (volume 4)Chapitre 4 sur 311 · Voyez l'acte de baptême aux Pièces justificatives (n° V · texte numérisé non relu

Voyez l'acte de baptême aux Pièces justificatives (n° V

2. Voyez aux Pièces justificatives (n° VI). — Le Supplément au Nécrologe de Port-Royal (M.DCC.XXXV), p. 634, parle d'une autre sœur de Racine : évidente erreur, puisqu'il n'y a point place pour sa naissance : 0 Le trente et unième jour de mai 1687 mourut à Port- Royal la sœur Marie de Sainte-Geneviève Racine, religieuse professe de ce monastère. Elle étoit nièce de la mère Agnès de Sainte-Thècle Racine, et sœur de l'illustre poète de ce nom. » Il eût fallu dire : DÎèce de la mère Agnès de Sainte-Thècle, et cousine germaine du poète; car il s'agit de Marie-Geneviève Racine, fille de Claude Racine, qui était frère d'Agnès de Sainte-Thècle. Un ancien tableau généalogique, conservé dans la famille de Racine, dit qu'elle fut religieuse à Port-Royal.

3. Voyez aux Pièces justificatives (nos VII et VIII) son acte de baptême et son acte d'inhumation.

SUR JEAN RACINE. n

ans après la mort de sa femme, le père de Racine se remaria. Le 4 novembre 1G42 il épousa une jeune femme de vingt-trois ans, Madeleine Vol, fille de Jean Vol, notaire à la Ferté-Milon ' . Il devait survivre bien peu de temps à ce second mariage, trois mois seulement : il mourut le 6 février i6/|32, âgé de vingt-huit ans. Racine avait donc treize mois quand il perdit sa mère, un peu plus de trois ans à la mort de son père. Ce père ne laissa point d'héritage à ses deux jeunes enfants. Sa charge de procureur fut vendue trois cent cinquante livres à son beaupère Jean Vol. C'était toute la succession ; et une si faible somme ne suffisait pas à couvrir les dettes. La veuve de Jean Racine, Madeleine Vol, renonça à son douaire et à la communauté i . Dans les lettres de Racine il n'est jamais question d'elle. Il semble qu'après la mort du père , elle soit devenue une étrangère pour les deux orphelins. Louis Racine , dans ses Mémoires, ne parle même pas du second mariage de son aïeul. Mais il restait au jeune Racine une autre mère, celle à qui il donna toujours ce nom, Marie des Moulins, son aïeule. On tient de luimême un témoignage des soins que son enfance reçut d'elle. « Il faudroit, disait-il dans une lettre à sa sœur4, que je fusse le plus ingrat du monde, si je n'aimois une mère qui m'a été si bonne, et qui a eu plus de soin de moi que de ses propres enfants. » Il ajoutait : « Elle n'a pas eu moins d'amitié pour vous, quoiqu'elle n'ait pas eu l'occasion de vous la témoigner. » Et dans une autre lettre5 : « Je vous assure qu'elle vous aimoit tendrement, et qu'elle vous auroit traitée comme ses propres enfants, si elle avoit pu faire quelque chose pour vous. » On peut

1 . Voyez aux Pièces justificatives (nos IX' et X) l'acte de baptême de Madeleine Vol et son acte de mariage.

2. Voyez aux Pièces justificatives (n° XI) son acte d'inhumation.

3. Nous tenons ces détails de M. Médéric Lecomte, membre de la Société historique de Soissons, auteur d'une Notice généalogique sur la famille de Racine , insérée dans le dixième volume des Mémoires de la Société académique de Laon. M. Lecomte a tiré ces renseignements d'actes déposés chez un notaire de la Ferté-Milon. Nous devons à son obligeance beaucoup d'autres éclaircissements sur la famille de Racine, qui nous ont été fort utiles pour cette biographie.

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