‹ Œuvres (volume 5)Chapitre 155 sur 306 · M.DC.LXXXV · texte numérisé non relu

M.DC.LXXXV

Avec Privilège de Sa 3Iajesté.

En tète est cet avertissement, imprimé en italique : Monsieur de Corneille ayant esté élu par C Académie françoise à la place de feu M. de Corneille son frère ^ et a qnehiues jours de là Monsieur de Bergeret secrétaire du cabinet, premier commis de

Dans l'édition de 1697, *^" ^'^ placé au tome I, p. 449-464*

55o OEUVRES DIVERSES EiN PROSE

M. de Croissy ministre et secrétaire cC Estât, ayant aussi esté élu à la place de feu M. de Cordemoy , ils vinrent tous deux prendre leur séance le 2. Janvier i685, et firent leurs remercimcns à la Compagnie chacun selon le rang de leur réception.

Le remercîment de Thomas Corneille commence à la page 5, celui de Bergeret à la page 17. De la page 27 à la page 37 on trouve la réponse de Racine, qui est précédée de ces lignes : Apres que M. de Corneille et M. de Bergeret eurent ainsi remercié r Académie , M. Racine^ qui en estait directeur, prit la parole et leur répondit en ces termes.

Les trois discours ont été réimprimés dans le Recueil des harangues publié en 1698 par Coignard, et dont nous avons parlé ci-dessus. Le texte de la réponse de Racine y est donné exactement, aux pages 474-481. Ce recueil, nous l'avons dit, ne contient pas le discours prononcé à la réception de l'abbé Colbert; mais nous en trouvons le brouillon autographe parmi les manuscrits de Racine conservés à la Bibliothèque impériale (tome II, f"* 98-100). Nous l'avons comparé avec le texte donné en 1747 par Louis Racine, et qui est, ainsi que nous l'avons fait remarquer, la première impression de ce discours. Ce brouillon a quelques ratures et quelques corrections. Nous relevons dans les notes les premières leçons qu'on lit sous les ratures du manuscrit. — Nous avons vu dans la bibliothèque de Î\I. Cousin une copie de ce discours qui, au premier aspect, semble, comme le brouillon, être de la main de Racine, mais dont , à nos yeux, l'authenticité est douteuse. Cette copie diffère de notre texte , dans l'éloge du Roi, par cette leçon : « Nous pensions que les armes de ce conquérant avoient poi'té sa

gloire 3>, au lieu de : « .... que les armes eussent porté la

gloire de ce prince » (voyez ci-après, p. 354 et note 2); et

plus loin par l'omission de et devant « cette ardente passion » (p. 355, ligne 3). Puis, et c'est là ce qui nous la rend suspecte, on y lit, sous des ratures comme dans le brouillon, les deux leçons indiquées dans les notes 5 et 7 de la page 255. H peut paraître un peu surprenant que Racine, après les avoir efiacées dans son brouillon, les ait reprises, pour les effacer de nouveau, dans une copie qui serait évidemment postéi'ieure.

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