La paix fut faite avec Alger le a? avril iô
8. Les éditions de 1768, de 1807 , et celle de M. Aimé-Martin , au lieu de : soulage, etc., ont mis : a à soulager ses peuples, à les
comme il l'avoit prévu, voit* ses ennemis, après bien des conférences, l)ien des projets, bien des plaintes inutiles, contraints d'accepter ces mêmes conditions qu'il leur a offertes, sans avoir pu en rien retrancher, y rien ajouter, ou pour mieux dire, sans avoir pu, avec tous leurs efforts, s'écarter d'un seul pas du cercle étroit qu'il lui avoit plu de leur tracer ^.
Quel avantage pour tous tant que nous sommes. Messieurs, qui, chacun selon nos différents talents, avons entrepris de célébrer tant de grandes choses ! Vous n'aurez point, pour les mettre en jour, à discuter avec des fatigues incroyables une foule d'intrigues difficiles à développer. Vous n'aurez pas même à fouiller dans le cabinet de ses ennemis. Leur mauvaise volonté, leur impuissance , leur douleur est publique à toute la terre. Vous n'aurez point à craindre enfin tous ces longs détails de chicanes ennuyeuses, qui sèchent l'esprit de l'écrivain, et qui jettent tant de langueur dans la plupart des histoires modernes, où le lecteur, qui cherchoit des faits, ne trouvant que des paroles, sent mourir à chaque pas son attention, et perd de vue le fil des événements. Dans l'histoire du Roi, tout vit, tout marche, tout est en action. Il ne faut que le suivre si l'on peut, et le bien étudier lui seul. C'est un enchaînement continuel de faits merveilleux , que lui-même commence , que lui-même achève, aussi clairs, aussi intelligibles quand ils sont exécutés, qu'impénétrables avant l'exécution. En un mot, le
faire jouir.... » L'édition de Geoffroy ( 1808) n'a point fait au texte ce changement, ni celui dont il est parlé dans la note suivante.
1. « Il voit, » dans les éditions de 1768, de 1807 et de M. Aimé- Martin.
2. Il s'agit de la trêve de Ratisbonne , signée le i5 août 1684 , et qui laissa la France en possession de Strasbourg, de Luxembourg, et de tout ce que lui avalent adjugé les arrêts des chambres de réunion.
miracle suit de prt-s un autre miracle. L'attemiou est toujours vive, Fadmiratiou toujours tendue; et Ton n'est pas moins frappé de la grandeur et de la promptitude avec laquelle se fait la paix, que de la rapidité avec laquelle se font les conquêtes.
Heureux ceux qui, comme vous, Monsieur, ont l'honneur d'approcher de près ce grand prince, et qui, après l'avoir contemplé, avec le reste du monde, dans ces importantes occasions ou il fait le destin de toute la terre, peuvent encore le contempler dans son particulier, et l'étudier dans les moindres actions de sa vie, non moins grand, non moins héros, non moins admirable, plein d'équité*, plein d'humanité, toujours tranquille, toujours maître de lui, sans inégalité, sans foiblesse, et enfin le plus sage et le plus parfait de tous les hommes !
I. a Que plein d'équité, etc., a dans les éditions de 1768, de 1807, et dans celle de M. Aimé-Martin : ce qui dénature eutièreluent le sens de ce passage. L'édition de Geoffrov (1808) n'a pas ceUe faute.