Voyez notre lomt- 1, p. 347 t^t S/jS
sur V Abrégé de l'histoire de Pnrt-Royal, parlait de cet ouvrage comme lui étant eu partie connu : « Par reconnoissance, dit-il, pour r éducation qu il [Racine) avoit reçue à Port-Royal des Champs, il employa les dernières années de sa vie à écrire l'histoire de cette fameuse abbaye. Vous savez qu'à sa mort riiistoire dont je veux parler fut déposée par ses ordres entre les mains de gens intéressés à la conserver; et sur l'échantillon que j'en ai vu de mes yeux , je m'assure que si jamais elle s'imprime, elle achèvera de lui donner, parmi ceux de nos auteurs qui ont le mieux écrit en prose, le même rang qu'il tient parmi nos poètes*. » D'Olivet ajouta cette note dans son édition de 1743^: « Une partie de cette histoire parut l'année dernière sous ce titre : Abrégé de tliistoirc de Port-Royal. On la croit imprimée dans Paris, mais furtivement. » Voici le titre complet de l'édition qui a donné lieu à cette note : Abrégé de V histoire de Port- Royal }>ar feu M. Racine, de T Académie française, à Cologne^ aux dépens de la Compagnie, JM.DCC.XLIl (i vol. in- 12). Elle ne renfei'me que la Première partie, depuis la fondation de l'abbaye jusqu'à la mort de Mazarin. En tète du volume est un Avertissement. On y lit : « Ce beau morceau d'histoire, qui est demeuré trop longtemps dans l'obscurité, est de feu M. Racine. C'est déjà en avoir fait l'éloge que d'avoir nommé son auteur. La grande réputation que cet ouvrage avoit acquise d'après le jugement des plus célèbres connoisseurs le faisoit aidemment désirer, et avoit inspiré à diverses personnes le zèle de suivre toutes les traces qui pouvoient y conduire. Les recherches cju'on avoit faites inutilement dans la famille de l'auteur, parmi ses amis et dans tous les cabinets, donn(jieiit lieu de craindre que ce ne fût un trésor perdu pour le public, lorsqu'enfjn la Providence a fait tomber ce précieux dépôt entre les mains d'une personne amie des lettres et de la vérité. C'est ce double objet qu'on a en vue en publiant un écrit dont M Eoileau Despréaux disoit que c'était le plus parfait morceau d'histoire que nous eussions dans notre langue
1. Histoire de r Académie française depuis ifiSa jusqu'à 170O, par M. rahl)é d'Oin-ct (i vol. in-4°. Paris, diez J. B. Coignard, M.DCC.XXIX), p. 342.