‹ Œuvres (volume 5)Chapitre 170 sur 306 · Tome II, p · texte numérisé non relu

Tome II, p

(voyez le Supplément dr Mnréri, au mot Racine, p. i63, colonne i}, »

Après avoir parlé de cette édition de 1712, qui ne contient que la Première ]>artie , les éditeurs de 1807, dans V A^•crtissement qu'ils ont placé en tète de V Abrégé de Vhistnire de Port-R.iynP, disent que la Seconde partie « fut imprimée peu de temps après. » Elle ne le fut cependant qu'en 1767 : il y eut entre les deux publications un intervalle de vingt-cinq ans. IMais sans doute ils avaient été induits en crieur par la lettre de Jean-Baptiste Racine à son frère , que nous avons déjà mentionnée, et que nous allons citer après eux. Quoique le fils aîné de Racine s'y montre moins bien informé qu'il n'aurait dû Tétre sur une publication d'un si grand intérêt pour tous, et particulièrement pour lui-même, sa lettre donne quelques détails qui nous la rendent précieuse. Louis Racine lui avait apparemment écrit que la Seconde partie de V Abrégé venait d'être imprimée, nouvelle fausse alors; Jean-Baptiste lui réjjondit : « Je ne suis pas moins surpris que vous de la nouvelle que vous me mandez. Je savois que la Première partie de l'ouvrage en question étoit imprimée; mai>> je ne savois pas que la seconde le fût, et je doutois même qu'elle existait. On m'apporta, il y a environ trois mois, une copie de la Première partie^ pour savoir de moi si elle étoit de mon père. Je répondis ({ue je ne pouvois rien assurer là-dessus, n'avant jamais eu aucune connoissance de cet ouvrage; qu'il étoit vrai que j'en avois souvent entendu parler à iNl . Despréaux, qui le vantoit fort, comme un morceau parfaitement bien écrit; mais que c'étoit tout ce que j'en savois. J'étois extrêmement jeune quand je perdis mon père, et il ne m'a jamais lâché le nunndre mot de cela. Il est vrai que deux jours avant que de mourir, M. Dodart étant au chevet de son lit, il me dit d'aller chercher dans son cabinet une petite cassette noire que j'ai encore, et qu'il en tira devant moi un manuscrit petit in-folio, qu'il remit entre les mains de M. Dodart. Je me retirai, et ils furent longtemps à parler ensemble. xM. Dodart emporta le manuscrit en lui disant qu'il espéioit le lui rendre. Voilà tout ce que j'entendis. On m'a dit dejiuis que ce même M. Dodart

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