Il avait été écrit en 1628; il ne fut imprimé qu'en i
/jo8 ABREGE DE L'HISTOIRE
avoit été fort touché d'abord, commença tout à coup à &'en dégoûter; il le donna même à examiner à M. Duval, supérieur des carmélites, et à quelques autres docteurs, à qui on ne dit point qui Favoit composé. Ces docteurs, jugeant à la rigueur de certaines expressions abstraites et relevées, telles que sont à peu près celles des mystiques, le condamnèrent^. D'autres docteurs, consultés par l'évêque de Langres, Tapprouvèrent au contraire avec éloge : tellement que les esprits venant à s'échauffer, et chacun écrivant pour soutenir son avis, la chose fut portée à Rome. Le Pape ne trouva dans l'écrit aucune proposition digne de censure; mais, pour le bien de la paix, et parce que ces matières n'étoient pas de la portée de tout le monde, il jugea à propos de le supprimer; et il le fut en effet ^ .
Entre les théologiens qui avoient écrit pour le soutenir, .Tean du Vergier de Hauranne, abbé de Saint-Cyran, avoit fait admirer la pénétration de son esprit et la profondeur de sa doctrine. Il ne connoissoit point alors la Mère Agnès, et avoit même été préoccupé contre le Chapelet secj-et, à cause des différends qu'il avoit causés; mais l'ayant trouvé très-bon, il avoit pris lui-même la plume pour défendre la vérité, qui lui sembloit opprimée'. Il n'avoit point mis son nom à son ouvrage, non