‹ Œuvres (volume 5)Chapitre 184 sur 306 · Par une censure datée du i8 juin ifi · texte numérisé non relu

Par une censure datée du i8 juin ifi

2. L'abbé Racine, transcrivant ce passage, ajoute {yibrtgé de t histoire ecclésiastique, tome X, p. 488) : a U faut avouer qu'il y avoit dans cet écrit des expressions peu exactes. Comme les quiétistes n'avolent point encore paru, les mystiques ctoient moins sur leurs gardes, et ne vovoient rien que d'innocent dans certaines façons de parler, dont les quiétistes ont abusé. »

3. M. de Saint-Cyran écrivit cette apologie du Chapelet secret en ifi33 : (t Elle se répandit d'abord manuscrite, mais elle fut imprimée l'année suivante ,i634) avec le Chapelet et les remarques qui l'attaquoieiit. » (Histoire générale de Port-Roial, tome I, p. iç)5.)

plus qu'à ses autres livres; mais l'évêque de Langres ayant su que c'étoit de lui, Talla chercher pour le remercier. A mesure qu'il le connut plus particulièrement, il fut épris de sa rare piété et de ses grandes lumières; et comme il n'avoit rien plus à cœur que de porter les filles du Saint-Sacrement à la plus haute perfection, il jugea que personne au monde ne pouvoit mieux l'aider dans ce dessein que ce grand serviteur de Dieu. Il le conjura donc de venir faire des exhortations à ces filles, et même de les vouloir confesser. L'Abbé lui résista assez longtemps, fuyant naturellement ces sortes d'emplois, et se tenant le plus renfermé qu'il pouvoit dans son cabinet, où il passoit, pour ainsi dire, les jours et les nuits, partie dans la prière, et partie à composer des ouvrages qui pussent être utiles à l'Église. Enfin néanmoins les instances réitérées de l'Évêque lui paroissant comme un ordre de Dieu de servir ces filles, il s'y résolut*.

Dès que la Mère Angélique l'eut entendu parler des choses de Dieu, et qu'elle eut connu par quel chemin sur il conduisoit les âmes, elle crut retrouver en lui le saint évêque de Genève, par qui elle avoit été autrefois conduite; et les autres Religieuses prirent aussi en lui la même confiance. En effet, pour me servir ici du témoignage public que lui a rendu un prélat ^ non moins considérable par sa piété que par sa naissance, « ce savant homme n'avoit point d'autres sentiments que ceux qu'il avoit puisés dans l'Ecriture sainte et dans la tradition de l'Église. Sa science n'étoit que celle des saints Pères. Il ne parloit point d'autre langage que celui de la Parole de Dieu ', et bien loin de conduire les âmes par des voies

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