‹ Œuvres (volume 5)Chapitre 213 sur 306 · Dans Tédition de 1767 : 0 des jansénistes · texte numérisé non relu

Dans Tédition de 1767 : 0 des jansénistes

3. Il y avait d'ahord dangereuse secte. Dangereuse a été effacé, et

5o4 ABRÉGÉ DE L'HISTOIRE

conseil d'Etat^, pour faire exécuter les résolutions de la dernièi'e assemblée^, et écrivit à tous les archevêques et évêques de France à ce qu'ils eussent à s'y conformer, avec ordre à chacun d'eux de lui rendre compte de sa soumission deux mois après qu'ils auroient reçu sa lettre. Mais les jésuites n'eurent rien plus à cœur que de lui faire ruiner la maison de Port-Royal. Il y avoit longtemps qu'ils la lui représentoient comme le centre et la principale école de la nouvelle hérésie. On ne se donna pas même le temps de faire examiner la foi des Religieuses : le lieutenant civil et le procureur du Roi eurent ordre de s'y transporter^ pour en chasser toutes les pensionnaires et les postulantes, avec défense d'en plus recevoir à l'avenir; et un commissaire du Chàtelet alla faire la même chose* au monastère des Champs. L'Abbesse, qui étoit alors la Mère Agnès, sœur de la Mère Angélique, reçut avec un profond respect les ordres du Roi, et sans faire la moindre plainte de ce qu'on les condamnoit ainsi avant que de les entendre, demanda seulement au lieutenant civil si elle ne pourroit pas donner le voile à sept de ces postulantes qui étoient déjà au noviciat, et que la communauté avoit admises à la vêture. U n'en fit point de difficulté; et sur la parole de ce magistrat, quatre de ces filles prirent l'habit le lendemain, qui éloit le jour de la Quasimodo ; et les trois autres le prirent aussi le jour suivant, fête de saint Marc^. Cette affaire fut rapportée

prétendue écrit au-dessus. Cette correction paraît être de la main de Boileau,

1. Le i3 avril 1661, qui, cette année, était le mercredi saint.

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