I. Dans l'édition de i']^'] : « Gardons-la
a. Dans la même édition : a que ce magistrat. »
DE PORT-ROYAL. 5i3
des perquisitions dans les maisons voisines, pour voir si quelques-uns des confesseurs n'y seroient point cachés*, une autre fois, qu'on viendroit enlever et disperser toutes les Religieuses. Mais elle demeuroit toujours dans le calme, ne permettant jamais qu'on se plaignît, même des jésuites, et disant toujours : « Prions Dieu pour eux et pour nous. » Cependant, comme il étoit aisé de juger par tous ces traitements si* extraordinaires qu'il falloit qu'on eût étrangement prévenu l'esprit du Roi contre la maison, on crut devoir faire un dernier eiTort pour détromper Sa Majesté. Toute la communauté s'adressa donc à la Mère Angélique, et on l'obligea d'écrire à la Reine mère, dont elle étoit plus connue [que] du Roi, et qui avoit toujours conservé beaucoup de bonté pour M. d'Andilly, son frère. Comme cette lettre a été imprimée", je n'en rapporterai ici que la substance. Elle y représentoit une partie des bénédictions que Dieu avoit répandues sur son monastère^, et entre autres le bonheur qu'elle avoit eu d'avoir saint François de Sales pour directeur, et la bienheureuse Mère de Chantail pour intime amie. Elle rappeloit ensuite toutes les calomnies dont on l'avoit déchirée et ses Religieuses; la protection que leur innocence avoit trouvée auprès de feu M. de Gondy, leur archevêque et leur supérieur, et les censures dont il avoit [flétri ^] les infâmes