‹ Œuvres (volume 5)Chapitre 222 sur 306 · si est omis dans l'éditioii de · texte numérisé non relu

si est omis dans l'éditioii de

2. D. Clémencet en donne le texte (tome IV, p. 66-79). ^^^^ ^^^ datée : « Du monastère de Port-Roval, le 2 5 mai 1661 . » — a Nous ne savons, dit D. Clémencet dans une note de la page 79, sur quel fondement l'auteur de la fie de M. Nicole l'attribue à ce théologien et à M. Arnauld. »

3. Dans l'édition de 1767 : « sur elle et sur son monastère. » Les mots sur elle et étaient d'abord dans le manuscrit ; mais ils y ont été biffés.

4. Le mot flétri est donné par l'édition de 1767. Il a été omis dans le manuscrit autographe.

T. Racine, iv 33

5i4 ABRÉGÉ DE L'HISTOIRE

libelles de leurs accusateurs, qui n'avoient pas laissé de continuer leurs impostures. Elle rapportoit les témoignages que ce prélat, et tous les supérieurs qu'il leur avoit donnés, avoient rendus de la pureté de leur foi, de leur soumission au Pape et à l'Eglise, et de l'entière ignorance où on les avoit toujours entretenues touchant les matières contestées, jusque-là qu'on ne leur laissoit pas lire le livre de la Fréquente communion même*, à cause des disputes auxquelles il avoit donné occasion. Elle faisoit souvenir la Reine de la manière miraculeuse dont Dieu s'étoit déclaré pour elles, et la supplioit enfin de leur accorder la même protection que Philippe second, roi d'Espagne, son aïeul, avoit accordée à sainte Thérèse, qui, malgi'é son émineute sainteté, s'étoit vue^ calomniée aussi bien que les Pères de son ordre, et noircie auprès du Pape par les mêmes accusations d'hérésie dont on chargeoit les Religieuses de Port-Royal et leurs directeurs.

La Mère Angélique dicta cette lettre à plusieurs reprises, étant interrompue presque à chaque ligne par des syncopes et des convulsions violentes que lui causoit sa maladie. La lettre étant écrite, elle ne voulut plus entendre parler d'aucune affaire, et ne songea plus qu'à l'éternité. Bien qu'elle eût passé sa vie dans des exercices conlmuels de pénitence, et n'eût jamais fait autre chose que de travailler à son salut et à celui des autres, elle étoit si pénétrée de la sainteté infinie de Dieu, et de sa propre indignité, qu'elle ne pouvoit penser sans frayeur au moment terrible où elle comparoîtroit devant lui. La sainte confiance qu'elle avoit en sa miséricorde gagna poui'tant^ enfin le dessus. Son extrême humilité la rendit

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