Dans la même édition : « que tous les applaudissements
5. Ordonnance de Messieurs les vicaires généraux de Monseigneur r Éminentlssime et Réi'érendissime Cardinal de Retz, Archevêque de Paris, pour la signature du Formulaire de foi dressé en exécution des Constitutions de nos SS. Pères les papes Innocent X et Alexandre Vil (8 juin 1661). — D. Clémencet tome IV, p. i54)ditque ce mandement avait été concerté avec les amis de Port-Royal, et « dressé par M. Pascal, i
fi. Dans l'édition de 1767 : <r la distinction du fait et du droit,» et à la ligne suivante : « signer le Formulaire selon la distinction de ce mandement. »
■i29 VBREGE DE L'flISTOFRE
prétendu exiger d'autre signature. Les jésuites virent avec douleur cette soumission universelle, et que dans deux mois, si le mandement subsistoit, il n'y auroit plus de janséniste Mans le royaume. Le P. Annat alla trouver ses bons amis, M. de Marca, auteur du Formulaire, et Monsieur l'archevêque de Rouen ^ , président de l'assemblée . Ceux-ci firent aussitôt parler les agents du clergé. On fit entendre au Roi que le mandement des grands vicaires avoit excité un fort grand scandale, qu'il éludoit le sens des Constitutions, et rendoit inutiles toutes les délibérations des prélats et les arrêts de Sa Majesté. Là-dessus les grands vicaires sont mandés à Fontainebleau, où étoit la cour, et où étoient aussi en grand nombre Messieurs les prélats. M. de Marca, toujours fort entêté de sa prétendue inséparabilité du fait et du droit, fit un long discours^ pour persuader aux grands vicaires qu'ils n'avoient point dû séparer ces deux questions. Après qu'd eut fini, ils lui demandèrent par grâce qu'il voulût mettre ses raisons par écrit, afin qu'ils les pussent examiner plus à loisir. M. de Marca, de concert avec le P. Annat, fit l'écrit qu'on lui demandoit ; et le lendemain les grands vicaires lui apportèrent leurs observations , où toutes ses raisons étoient détruites de fond en comble. Il voulut leur répliquer par un autre écrit ; mais en moins de vingt-quatre heures cet écrit fut encore réfuté par de nouvelles observations plus foudroyantes que les premières.
Alors Messieurs les prélats, reconnoissant qu'ils ne pouvoient l'emporter par la raison, eurent recours à la force. Ils firent casser et déclarer nul, par un arrêt du conseil, le mandement des grands vicaires, avec défense à tout
1. Dans l'édition de 1767 : « il n'y avoit plus de jansénistes. »