Dans l'édition de 1767 : a un grand discours
le monde de le signer * . En même temps le mandement fut envoyé à Rome , et le Roi écrivit au Pape pour le faire révoquer. Les grands vicaires, de leur côté, écrivirent au Pape une grande lettre*, où ils lui rendoient compte de leur mandement, « qui, en faisant rendre, disoient-ils , aux Constitutions tout le respect qui leur étoit dû, auroit mis le calme dans l'Eglise, s'il n'avoit été traversé par des gens ennemis de la paix, et par des évéques trop amoureux de leur formule de foi, qu'ils s'étoient avisés de proposer à tout le royaume, et dans laquelle ils avoient ajouté aux Constitutions des choses qui n'y étoient pas. » Cette lettre étoit accompagnée d'un acte signé par tous les curés de Paris ^, qui déclaroient que le mandement, bien loin d'avoir excité du scandale, avoit été dune fort grande édification pour tout le diocèse, et étoit regardé de tous les gens de bien comme l'unique moyen de pacifier l'Eglise. On peut dire que la politique de la cour de Rome* ne parut jamais mieux qu'en cette occasion. Elle étoit bien éloignée d'approuver que des évéques s'mgérassent des professions de foi^, pour les faire signer à tous leurs confrères; mais elle étoit aussi [trop] éclairée sur ses intérêts pour ne pas appuyer^ la conduite de ces évéques, qui
1. Arrêt du conseil d'Etat portant que le mandement de Messieurs les grands vicaires de V Archevêché de Paris, du huitième du mois de juin dernier.... demeurera révoqué et comme non fait. Du 9 juillet 1661.
2. Epistola vicariorum generalium Illustra ac Rtverend. Archiep. Parisi. ad Summum Pontif. Alex. Vil (5 augusti 1661). — Cette lettre est signée: de Co>'tes, de Hodencq.