I. Var. Le plus grand conquérant qui soit en l'univers
(1660 et 1666.) a. T^ar. Mais couler dessous votre empire. (1660 et 1666.)
3. Var. M'est plus que de régner sur l'empire des mers. (1660.)
4. RacaUj dont Racine paraît avoir imité quelques passages dans cette ode, a dit dans le premier et dans le dernier couplet de sa Chanson de Berger, à la louange de la Reine mère du Roi :
N'épargnez point les fleurs, Il en revient assez sous les pas de Marie ;
Que je vois après vous de Grâces et d'Appas
Qui s'en vont amener une saison nouvelle !
L'air sera toujours calme, et le ciel toujours clair;
Et près d'une saison si belle L'âge d'or seroit pris pour un siècle de fer. 3o
Oh ! qu'après de rudes tempêtes
Il est agréable de voir
Que les Aquilons , sans pouvoir,
N'osent plus gronder sur nos têtes * ! Que le repos est doux après de longs travaux ^ ! 3 5
Qu'on aime le plaisir qui suit beaucoup de maux ^ ! Qu'après un long hiver le printemps a de charmes ! Aussi, quoique ma joie excède mes souhaits*,
Qui n'auroit point senti d'alarmes
et Malherbe , dans l'ode A la Reine mère du Roi , sur sa bienvenue en France (Poésies^ xiii, yers yS et 74) :
Les fleurs naissent à sa rencontre Dans les cœurs, et dans les esprits.
i.Var. Ne grondent plus dessus nos têtes! (1660.)
— On peut comparer encore ce passage de Racan dans la pièce déjà citée :
Nous ne reverrons plus nos campagnes désertes.... L'Innocence et la Paix régneront sur la terre,
Et les Dieux apaisés Oublîront pour jamais l'usage du tonnerre.
2. Var. Que le repos est doux après de grands travaux! (1666.)
— « Il a mis longs travaux , encore qu'il ait laissé long hiver dans le septième vers. Il avoit mis dans la copie : un rude hiver; mais l'imprimeur a oublié de mettre sa coriection. » (^Note manuscrite de Loménie de Brienue.)