Var. Qu'on aime le repos après de grands travaux
Que le plaisir est doux qui suit beaucoup de maux ! (1660.) ^
4. Var. Aussi, quoique nos vœux soient contents désormais. (1660. Var. Ainsi, quoique mes vœux soient contents désormais. (i666.)
Pourroit-il bien juger des douceurs de la paix^ ? 40
J'avois perdu toute espérance ,
Tant chacun croyoit malaisé
Que jamais le ciel apaisé
Dût rendre le calme à la France * :
Mes champs avoient perdu leurs moissons et leurs fleurs; Je roulois dans mon sein moins de flots que de pleurs; La tristesse et l'effroi dominoient sur mes rives ; Chaque jour m'apportoit quelques malheurs nouveaux;
Mes Nymphes pâles et craintives A peine s'assuroient dans le fond de mes eaux'. 5o
De tant de malheurs affligée ,
Je parus un jour sur mes bords,
Pensant aux funestes discords
Qui m'ont si longtemps outragée*, Lorsque d'un vol soudain je vis fondre des cieux* 5 5 Amour, qui me flattant de la voix et des yeux* : « Triste Nymphe , dit-il, ne te mets plus en peine; Je te prépare un sort si charmant et si doux ,
Que bientôt je veux que la Seine Rende tout l'univers de sa gloire jaloux ' . 60