Rendit aussi. J (^Brouillon n
monastères \ à condition qu'elles donneroient vingt nnlle livres par an^ pour la subsistance de ce grand nombre de Religieuses qu'il tenoit, comme nous avons dit, renfermées dans la maison des Champs ^. Toutefois les Religieuses de Paris * ne jouirent pas longtemps de leur prétendu droit d'élection; car le Roi ayant cru devoir rentrer" dans son droit de nomination à l'égard de leur maison®, sœur Marie-Dorothée lui remit entre les mains sa démission, au moyen de quoi elle fut continuée par la nomination de Sa Majesté, qui obtint des bulles^ du Pape pour cette nouvelle abbesse ^.
1. Dans le hrouilloanP i : a voulut même que celles de Paris fussent entièrement maîtresses de tous les revenus des deux monastères. > Il y a AUSSI revenus, au lieu de biens, dans le brouillon n^ 1.
2. Dans le brouillon n» i : « qu'elles payeroient vingt mille francs par an. » Dans le brouillon n° 2 : a qu'elles payeroient par an vingt mille francs. »
3. Dans le brouillon n» i : « qu'il avoit renfermées dans celui des Champs. » Dans le brouillon n" 2 : a qu'il avoit, comme nous avons dit, transférées dans le monastère des Champs, s
4. Dans le brouillon n° 2 : « Toutefois celles de Paris.» Cette leçon était aussi d'abord celle du brouillon n° i, mais elle y a été effacée.
5. Dans le brouillon n^ 2 : « ayant jugé à propos de rentrer. »
6. Dans le brouiUon n° i : « et le Roi ayant juge à propos de rentrer dans son droit de nomination à l'égard de leur maison de Paris. » Racine, après ce membre de phrase, avait d'abord écrit : i cette nouvelle élection fut cassée. J>
8. Dans le brouillon n» i : « sœur Marie-Dorothée fut ((Ta bon. : se trouva i obligée au bout de deux ans de donner sa démissioi , moyennant quoi elle fut continuée par Sa Majesté, qui obtint du Pape des bulles pour cette nouvelle abbesse. » La phrase finissait d'abord ainsi : a continuée abbesse parla nomination deSaMajisté, qui même obtint des bulles, etc. » A la suite on lisait cette phiase, qui a été biffée : < Pendant ce temps-là, M. de Péréfixe avoit r^ndu les Religieuses de Port-Roval entièrement maîtresses des retenus des deux maisons, à condition qu'elles pa\ croient vingt mille fa ancs par an pour la subsistance de tout ce grand nombre de Relig euses renfermées dans la maison des Champs.» 3Iais, comme nous lavons
6i8 MÉMOIRE POUR LES RELIGIEUSES
Enfin les Religieuses des Champs ayant été comprises dans la paix de l'Eglise, et rétablies dans leur liberté et dans leurs droits , sans que leur archevêque leur demandât autre chose que ce qu'elles lui avoient tant de fois offert , le Roi , jugeant à propos que les deux maisons demeurassent séparées comme elles étoient, ordonna qu'on fît' la distraction des revenus qu'elles avoient possédés^ en commun ^, et nomma pour cela des commisvu , Racine a ensuite placé plus haut la seconde partie de cette phrase, depuis les mots : a. à condition qu'elles, etc. d On la trouve ajoutée à la marge. — Dans le hroiùllon n° 2 : « sœur Marie-Dorothée donna sa démission , au moyen de quoi Sa Majesté la continua et obtint de Rome (7 juin 1668^ des bulies pour cette nouvelle abbesse. » Il y avait d'abord : a an moven de quoi elle fut continuée abbesse par Sa Majesté, qui obtint pour elle des bulles en cour de Rome. » I. Dans le hrou'illonn° 2 : « qu'on feroit. » 3. Possédé, sans accord, dans les trois manuscrits. 3. Dans le brouillon n° i : «Enfin, comme on vit que ces deux maisons ne pouvoient plus être réunies, le Roi jugea à propos de faire une distraction de tous les biens qu'elles avoient possédé en commun ; » ou bien : « Au mois de mai de Tannée i6(i8, c'est-à-dire six mois avant que les querelles de la grâce fussent terminées, et que les Religieuses de Port-Royal des Champs fut rétabli [sic], le Roi, jugeant bien que ces deux maisons ne pourroient jamais être réunies , comme elles avoient été, voulut qu'on fît la distraction, etc. s Ces deux rédactions sont, l'une comme l'autre, en partie effacées, en partie maintenues. — Ce même passage est ainsi rédigé dans le brouillon n" 2 : « Enfin les Religieuses de Port-Royal des Champs, après avoir été près de cinq ans comme prisonnières et même comme excommuniées, tyant été comprises dans l'accommodement qu'on appeloit la paix de l Eglise, et rétablies dans leur liberté et dans l'usage des sacrements [i' y avait d^ abord : « et rétablies par le même M. de Péréfixe dans l'isage des sacrements s ) sans qu'on leur demandât autre chose quî la même signature qu'elles avoient tant de fois offerte, le Roi, jugeant à propos de laisser les deux maisons séparées comme elles éto«nt , ordonna qu'on feroit la distraction , etc. » La phrase finissait d'abord ainsi : « le Rci, continuant à donner sa protection à la maison de Paris , ordonna , etc.; » ou encore : a comme on vit peu d'apoarence de remettre les deux maisons au même état où elles étoient avant ces troubles, le Roi ordonna, etc. » — Après les mots
saires, Ju nombre desquels ctoit M. Pussoit, qui* fut chargé de faire son rapport au Conseil de tout ^ ce qui se passeroit dans cette affaire ^.
Les revenus des deux monastères montoient alors à vingt-neuf mille cinq cents livres *, sur quoi il falloit déduire environ sept mille livies qu'ils étoient chargés de paver tous les ans.
Les Religieuses de Paris n'étoient que dix , comme nous avons dit, en comptant trois converses; et celles des Champs étoient au nombre de soixante et neuf professes du chœur, et de vingt-cinq ou trente converses , tant professes que postulantes. Cependant on donna aux Religieuses de Paris dix mille livres de rente , tant en fonds de terre qu'en rentes et en pensions , c'est-à-dire plus du tiers des revenus , sans compter tous ces grands corps de logis bâtis dans le dehors de leur maison ' , et
en commun^ au lieu de : œ et nomma pour cela, >> il y a dans les deux brouillons : « et nomma pour faire ce partage. »
1 . Dans le brouillon n" 2 , il y avait d'abord : « qui même. »
2. Dans le brouillon n" 2 : œ de rapporter au Conseil tout..,. »
3. Dans le brouillon n° i ; « M. Pussort, qui faisoit son rapport au Conseil de tout ce qui [se] passoit dans cette affaire , et qui étant vivant , pourra dire laquelle des deux maisons fut alors favorisée. » Cette phrase finissait d'abord ainsi : « Ce magistrat est encore vivant, et pourra dire, etc. j
4. Le brouillon n» 2 ajoute ici : « tant en fonds de terre qu'en rentes et en pensions,» et après «sept mille livres » il finit ainsi la phrase : « de rente dont ils étoient chargés. » — Voici la rédaction de tout ce passage dans le brouillon n" i : « Tous les revenus des deux monastères montoient à vingt-neuf mille cinq cents livres, tant en fonds de terre qu'en rentes et en pensions. Les charges qu'ils étoient obligés de payer , tant pour arrérages de dettes que pour pensions, montoient à quelques (i/c) sept mille francs. » Au lieu de « quelques sept mille francs, » il y avait d'abord : « à environ sept mille francs. »
5. Dans le brouillon n" 2 : a Quoique les Religieuses de Paris ne fussent , comme nous avons dit , que sept du chœur et trois converses, et que celles des Champs se trouvassent au nombre de soixante-neuf du chœur et de plus de vingt converses (// j avait (/'abord : <t et d'en-