SCENE P
Iphigénie vient avec une captive grecque, qui s'étonne de sa tristesse. Elle demande si c'est qu'elle est affligée de ce que la fête de Diane se passera sans qu'on lui immole aucun étranger^.
« Tu peux croire, dit Iphigénie, si c'est là un sentiment digne de la fille d'Agamemuon. Tu sais avec quelle répugnance j'ai préparé les misérables que l'on a sacrifiés depuis que je préside à ces cruelles cérémonies. Je me faisois une joie de ce que la fortune n'avoit amené aucun Grec pour cette journée, et je triomphois seule* de
1. Toute ceUe première scèue ne forme dans le manuscrit qu'un seul alinéa.
2. Louis Racine a ainsi refait ce passage : c et lui demande si elle est affligée de ce que la fête de Diane se passera sans qu'on immole aucun étranger. »