Ibidem^ tome V, p. 447, à la note
3. Dans le Ubelle intitulé : le Calendrier des Heures surnommées à la janséniste, reveu et corrigé par François de Saint-Romain, prestre catholique, à Paris, M.DC.L. 'Sg pages in-12.)
4. Elle a été imprimée eu i65i, et est datée du 10 janvier de cette année. C'est une pièce in-S» de 17 pages, dont voici le titre complet : Lettre à une personne de condition , par laquelle on justifie la traduction des hymnes en vers français dans les nouvelles Heures contre les reproches injurieux du P. Labbe et d:" autres jésuites qui ont accusé le traducteur d'avoir voulu Cter à Jésus-Christ la qualité de Rédempteur de tous les hommes.
loo POÉSIES DIVERSES.
plus illustres des auteurs de notre temps, dit-il *, ont reudu des témoignages si publics et si avantageux à ces hymnes , que si je les rapportois, il y auroit de quoi confondre la malignité du P, Labbe. J) On a sans doute le droit, malgré tant de suffrages, de reprocher trop souvent à la traduction de Saci une facilité un peu molle, d'y noter bien des vers prosaïques ; mais que de strophes vraiment heureuses, et auxquelles ne manquent ni l'expression poétique ni l'harmonie! Insister trop longtemps sur ce point paraîtrait hors de propos. Cependant, ce qui est là de quelque intérêt pour nous, c'est que ces hymnes, dont le jeune Racine prit plaisir à se faire le continuateur, dont il s'appropria même quelques vers, purent lui plaire assez pour déposer dès lors dans son imagination le germe de la poésie religieuse ; c'est aussi qu'il y aurait peut-être quelque chose de fâcheux pour Racine lui-même, si l'on jugeait avec trop de dédain des vers dont quelques-ims ont pu lui être attribués sans que les critiques aient été jusqu'ici frappés de la différence des styles.
On ne sait pas au juste en quel temps Racine a remanié ces essais de sa jeunesse. Ce fut probablement lorsqu'on l'engagea à donner ses hymnes pour le Bréviaire de le Tourneux. Ce bréviaire , qui est en quatre volumes in-S», et qui a pour titre : « Le Bréi-iaire romain en latin et en français. ... divisé en (juatre parties, à Paris, chezDenys Thierry, rue Saint-Jacques, avec approbation et privilège, M.DC.LXXXVIII,» fut achevé d'imprimerie i5 novembre 1687. Mais le privilège avait été a donné à Saint-Germain-en-Laye, le 6. jour de Juillet, l'an de grâce mil six cens soixante quinze. î Le texte était sans doute dès lors fixé. Ce serait donc au plus tard vers le commencement de 1675 que Racine aurait retouché les hymnes des Fériés. Et ce pourrait être beaucoup plus tôt. Nous avons suivi le texte du Bréviaire de le Tourneux, qui est l'édition originale. Ce Bréviaire reproduit trois fois, sans aucune variation de texte, les hymnes traduites par Racine ; on ne les trouve pas dans la Partie de printemps, qui a pour les Fériés ses hymnes différentes de celles des autres temps de l'année, mais dans la Partie d'hiver^ dans la Partie d'été et dans la Partie d'automne. Elles y sont placées dans l'ordre que nous ayons conservé, qui est celui que Louis Racine a aussi adopté , et dont se sont depuis écartés plusieurs éditeurs.
Nous n'avous pas jusqu'ici parlé des autographes de quelques-mies