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nauld les rapporte ainsi ' : « Qu'il ne doute pas que la grâce efficace par elle-même , pourvu qu'elle soit bien entendue , et dans un sens catholique, ne soit ime opinion très-orthodoxe et approuvée dans l'Eglise; mais que de la vouloir insérer dans des bréviaires pour en faire un dogme de foi imiversellement reçu, bien que l'Église , après plusieurs examens, n'ait jusques ici rien déterminé sur ce sujet; ou bien encore ne vouloir admettre que la seule grâce efficace dans l'état de la nature corrompue , et ne parler de la grâce, comme fait l'auteur de cette version, qu'avec l'épithète d'invincible^ ou d'une manière qui marque avec affectation cette efficacité absolue , sans en reconnoître aucune autre, ce sont deux erreurs qui rendent cette version suspecte. » Racine devait penser qu'elle n'était suspecte que parce qu'elle venait de Port-Royal.
Ou pourra être curieux de comparer avec la traduction de Racine celle de Corneille qui parut en 1670. Corneille a traduit en vers toutes les hymnes du Bréviaire romain^ et par conséquent, comme Racine, celles des Fériés. La version qu'il a faite <le celles-ci se trouve au tome IX de ses OEuvres (édition de la Collection des grands écrivains), de la page 461 à la page 488. Il ne pouvait connaître les vers de Racine , qui sans doute n'existaient pas encore scus leur dernière forme, et, en tout cas, étaient Inédits. Racine, s'il a revu ses hymnes après 1670, avait lu certainement alors celles de Corneille; mais dans les deux traductions il ne se rencontre rien de semblable pour le tour ni pour l'expression. Non-seulement on n'y peut rien surprendre qui dans le détail indique une imitation , mais le caractère général du style est entièrement différent.