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2. Cette hymue est dans \e Bréviaire romain de le Tourneux, Parité iP hiver, p. 80; Partie d'été, p. 74 > Partie d'automne, p. 77.
io8 POÉSIES DIVERSES.
Tient enchaînés le travail et le bruit , Nous rompons ses liens, ô clarté toujours pure, Pour te louer dans la profonde nuit.
Que dès notre réveil notre voix te bénisse ; 5
Qu'à te chercher notre cœur empressé
T'offre ses premiers vœux ; et que par toi finisse Le jour par toi saintement commencé.
L'astre dont la présence écarte la nuit sombre
Viendra bientôt recommencer son tour : i o
O vous , noirs ennemis qui vous glissez dans l'ombre , Disparoissez à l'approche du jour.
Nous t'implorons, Seigneur -, tes bontés sont nos armes : De tout péché rends-nous purs à tes yeux;
Fais que t'ayant chanté dans ce séjour de larmes , 1 5
Nous te chantions dans le repos des cieux.
Spreto cuhlli surgimus :
Nobis , Pater, canentibus Adesse te deposcimus.
Te lingua primum conclnat, Te mentis ardorambiat, Ut actuum sequentium Tu, sancte, sis exordium.
Cédant tenebrœ lumini , Et nox diurno sideri, Ut culpa quam nox intulit Lucis labascat munere.
Precamur idem supplices, Noxas ut omnes amputes, Et ore te canentium . Lauderis m perpetuum.
Exauce , Père saint , notre ardente prière ,
Verbe, son fils, Esprit, leur nœud divin,
Dieu qui, tout éclatant de ta propre lumière,
Règnes au ciel sans principe et sans fin. 20
A LAUDES
Source ineffable de lumière , Verbe en qui l'Eternel contemple sa beauté ; Astre dont le soleil n'est que l'ombre grossière , Sacré jour, dont le jour emprunte sa clarté ;
Lève-toi , soleil adorable , Qui de l'éternité ne fais^ qu'un heureux jour; Fais briller à nos yeux ta clarté secourable. Et répands dans nos cœurs le feu de ton amour.
Prsesta, Pater piissime, Patrique compar unice, Cum Spiritu Paraclito Regnans per omne sseculum.
AD iAUDES,
Splendor paternse glorise , De luce lucem proferens ; Lux lucis, et foiis luminis, Diem dies illummans ;
Verusque sol illabere, ]\Iicaiis nitore perpeti ; Jubarque saucti Spirllus Infunde nostris sensibus.
1. Cette hymne est dans le Brtviaire romain, Partie d'Iihcr^ p. lofi; Partie (Tété, p. 97; Partie d'automne, p. 100.
2. Dans le texte donné par Louis Racine, il y a fait, à la troisième personne.
iio POESIES DIVERSES.
Prions aussi l'auguste Père , Le Père dont la gloire a devancé les temps , i o
Le Père tout-puissant en qui le monde espère , Qu'il soutienne d'en haut ses fragiles enfants.
Donne-nous un ferme courage', Brise la noire dent du serpent envieux ; Que le calme , grand Dieu , suive de près l'orage ; i 5 Fais-nous faire toujours ce qui plaît à tes yeux.
Guide notre àme dans ta route ', Rends notre corps docile à ta divine loi ; Remplis-nous d'un espoir que n'ébranle aucun doute, Et que jamais l'erreur n'altère notre foi. 20
Que Christ soit notre pain céleste ; (hie l'eau d'une foi vive abreuve notre cœur :
A'otis vocemus et Patrem , Patrem perennis gloriœ , Patrem potentis gratiae :
Culpam releget lubricam.
Confirmet actus strenuos ; Dentés retundat invidl; Casus secundet as])eros; Douet gerendi gratiam.
Mentem gubernet et regat , Casto, fideli corpore; Fides calore fiTveat; Fraudis veneua nesciat.
Christusque nobis sit cibus, Potusque uoster sit fides :
HYMNES DU BREVIAIRE ROMAIN. m
Ivres de ton esprit, sobres pour tout le reste*, Daigne à tes combattants inspirer ta vigueur.
Que la pudeur chaste et vermeille 2 5
Imite sur leur front la rougeur du matin ; Aux clartés du midi que leur foi soit pareille ; Que leur persévérance ignore le déclin.
L'aurore luit sur l'hémisphère :
Que Jésus dans nos cœurs daigne luire aujourd'hui, 5o Jésus, qui tout entier est dans son divin Père, Comme son divin Père est tout entier en lui.
Gloire à toi, Trinité profonde.
Père, Fils, Esprit saint : qu'on t'adore toujours,
Laeti bibamus sobriam Ebrietatem spiritiis.
Lsetus dies hic transeat :
Pudor sit ut diluculuni, Fides velut meridies, Crepusculum mens nescial.
Aurora ciirsus provehit:
Aurora totus prodeat , In Pâtre totus Filius, Et totus in Verbo Pater.
Deo PatrI sit gloria, Ejusque soli Filio,
1 . Geoffroy a fait remarquer que cette traduction de sobriam ebr'iciatcin n'était pas heiu-euse. On aimera à comparer la traduction que Corneille a donnée de la même strophe :
Que la foi soit notre breuvage, Que peur viande en tous lieux nous ayons Jésus-Christ : Qu'une sincère joie y goûte l'avantage De cette sobre ivresse où s'épure l'esprit.
lia POÉSIES DIVERSES.
Tant que l'astre des temps éclairera le monde , 3 5
Et quand les siècles même auront fini leur cours.