‹ Œuvres (volume 5)Chapitre 65 sur 306 · M.DC.XCIV · texte numérisé non relu

M.DC.XCIV

Ils sont imprimés en caractères italiques, sur huit feuillets (16 pages}, 10-4°.

n'ont donc été connus qu'alors, pendant ce séjour à Fontainebleau, en 1694- Quant au quatrième cantique : Sur les vaines occupations des gens du siècle, on voit qu'il n'en était pas encore question. Il est évidemment de date moins ancienne j et comme il a été imprimé en 1694 avec les trois autres, c'est vers la fin de cette année qu'il a été composé.

Les trois premiers Cantiques spirituels ont été réimprimés, mais avec des fautes, la même année 1694, à la Haye, chez Adrian Moetjens, dans le tome II du Recueil des pièces curieuses et nouvelles tant en prose qu'en vers (5 volumes petit in-13) ; et le quatrième au tome III du même Eecueil, en 1695. Ils ont été insérés dans les OEuvres de Racine, à partir de l'édition de 1697, qui en a reproduit le texte avec exactitude.

Parmi les manuscrits de la Bibliothèque impériale, on trouve le premier cantique {A la louange de la charité) écrit de la main de Racine'. On y peut lire encore sans trop de peine, sous les ratures, une stance entière que Racine a retranchée avant l'impression, et, dans la stance qui suivait celle-ci, les trois premiers vers un peu différents de ceux qui y ont été substitués; ils étaient [)lus heureux peut-être sous leur première forme ; mais la suppression d'une stance exigeait un raccord. Nous donnons ces changements dans les notes.

Nous avons pu tirer de la lettre de Racine à Boileau, en date du 3 octobre 1694, quelques variantes pour le second cantique. Cette lettre est une preuve, parmi tant d'autres, de la scrupuleuse sévérité avec laquelle Racine examinait ses vers, et les corrigeait, soit de luimême, soit pour tenir compte des ot difficultés » que Boileau lui proposait.

Nous donnerons dans r^M(/w qui fera partie de cette édition (voyez ci-dessus, p. 80, note 3) la musique des cantiques sacrés, qui a été imprimée à Paris chez Ballard en 1695. Il y en a un, le dernier, dont la musique n'est pas de Moreau, mais de Michel-Richard de Lalande, maître de chapelle du Roi.

I . Au tome II des manuscrits autographes de Racine (F. fr. 1 2887), folios loi et 102.

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