‹ Œuvres (volume 5)Chapitre 86 sur 306 · SUR LE SÉSOSTRIS DE LOINGEPIERRE · texte numérisé non relu

SUR LE SÉSOSTRIS DE LOINGEPIERRE

Le Sésostris n'eut que deux représentations : la ])remière le mercredi 28 décembre 169$, la seconde le vendredi 3o du même mois. Il n'a pas été imprimé. (Voyez V Histoire du Théâtre français, tome XIII, p. 434') — Nous avons, pour admettre l'authenticité de cette épigramme, l'autorité d'assez anciennes éditions : on la trouve dans celles de 1728, de 1736 et de 1750. U Histoire du Théâtre français, au tome XIII, qui est de 1748, ne met pas en doute que Racine n'en soit Fauteur, et la lui reproche assez sévèrement en ces termes : a Ce poète avoit naturellement l'esprit malin et railleur. Nous sommes fâchés d'être obligés d'en rapporter ici la preuve, et en même temps d'une espèce d'ingratitude de sa part envers M. de Longepierre. Il semble qu'il avait des raisons assez fortes pour devoir le ménager un peu plus. » Longepierre avait composé en 1686 un Parallèle de MM. Corneille et Racine, qui était tout à l'avantage de ce dernier. Il faut au reste reconnaître que l' épigramme n'est pas très-méchante.

Ce fameux conquérant, ce vaillant Sésostris, Qui jadis en Egypte, au gré des destinées, Véquit de si longues années.

N'a vécu qu'un jour à Paris.

igà POÉSIES DIVERSES.

POUR LE PORTRA.it DE M. ARNAULD.

Antoine Amauld mourut en Flandre le 8 août 1694. Ce fut après sa mort, en cette même année i6g4, que Racine composa ces vers, comme on doit le conclure d'un passage des Mémoires de Louis Racine. Celui-ci reconnaît cette petite pièce et la suivante pour être de son père'. Le Nécrologe de Port-Royal 1728 (p. SaS) donne les vers Pour le portrait de M. Ârriauld, en les faisant suivre des laots par M. Racine. Dans son Abrégé de Vhistoire ecclésiastique (1754), tome XI, p. 890 et Sgi, l'abbé Racine cite, en les nommant épiiaphes, les deux pièces sur Arnauld comme étant de Racine le père. La première se trouve parmi les oeuvres de ce poète dans les éditions de 1728, de 1736, de 1730 et dans les suivantes.

Sublime en ses écrits, doux et simple de cœur,

Puisant la vérité jusqu'en son origine^,

De tous ses longs combats Arnauld sortit vainqueur,

Et soutint de la foi l'antiquité divine ' .

De la grâce il perça les mystères obscurs ; 5

Aux humbles pénitents traça des chemins sûrs ;

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