EPITAPHE DE M. ARNAULD
Cette épitaphe, qui paraît moins digne de notre poëte que les vers précédents, et à laquelle surtout s'appliquerait bien le mot de Boileau, rapporté par Brossette , que e Racine avoit molli, » pourrait par cela même sembler d'une authenticité douteuse, d'autant plus que dans le Nécrologe de Port-Royal (p. 325) elle est signée du nom de M. l'abbé Régnier. Mais Louis Racine, dans ses Mémoires*, affirme que c'est une erreur du Nécrologe, et que l'épitaphe est bien de son père. Les éditeurs de 1807 l'ont trouvée dans les notes manuscrites de Jean-Baptiste Racine. Il faut se rendre à ces témoignages. On a imprimé, comme étant de Racine, l'épitaphe d'Arnauld dans l'édition de 1712 de la Satire XII de Boileau (i toI. ln-12, avec le type de la sphère, p. 43). L'abbé Racine, comme nous l'avons dit cidessus, à l'occasion de la pièce précédente, attribue celle-ci, aussi bien que l'autre, à notre poëte. Elle n'a trouvé place dans les éditions des OEuvres de Racine que depuis celle de Luneau de Boisjermain.
Haï des uns, chéri des autres, Admiré de tout l'univers^, Et plus digne de vivre au siècle des apôtres Que dans un siècle si pervers,