‹ Œuvres (volume 5)Chapitre 95 sur 306 · MADRIGAL · texte numérisé non relu

MADRIGAL

Cette petite pièce et les quatre suivantes ont été probablement composées soit à Uzès, soit plutôt avant le départ de Racine pour le Languedoc, mais lorsqu'il était déjà sorti de Port-Roval , vers 1639. Elles sont ici conformes à la copie que M. Auguste de Naurois en possède, dans les papiers laissés par Louis Racine, et qui est tout entière de la main de celui-ci. Le madrigal que nous donnons le premier a été déjà imprimé dans le Journal général de France du 14 octobre 1788, où il est attribué à Racine par M. Mercier. Les quatje pièces qui le suivent sont inédites.

Savantes Filles de Mémoire,

Je ne vous importune pas

Pour savoir chanter des ' combats ,

Ou pour acquérir de la gloire.

Hélas! je ne vous fais la cour 5

Que pour mieux peindre mon amour

Aux yeux de la belle Climène.

Aussi, j)leiu d'un juste courroux,

Si vous ne touchez l'inhumaine ,

Je vais prendre congé de vous. 10

I. Dans le Journal général de France, il y a les, au lieu de des.

2o6 PREMIER APPENDICE

CHANSON»

L'on ra'avoit dit, belle Climène, De me garder de vos appas, Et que vous étiez inhumaine :

Hélas ! en vous voyant il ne m'en souvint pas.

CHANSON*

Le printemps est de retour; Fuyons le bruit de la ville ' ;

La campagne est plus tranquille Allons-y faire l'amour.

Quand on s'aime comme nous, C'est agréable martyre ; Mais que ce bien est plus doux *, Iris, lorsque l'on soupire Éloigné de tout jaloux !

1. Voyez la notice de la pièce précédente. — La copie de Louis Racine donne à ce quatrain le titre de Chanson. Ce n'est cependant qu'un couplet. La même remarque s'applique à la pièce VIL

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