ACTE III, SCÈNE III
l'intimé.
Mais le premier, Monsieur, c'est le beau.
DANDIN
C'est le laid.
A-t-on jamais plaidé d'une telle méthode? Mais qu'en dit l'assemblée?
LÉ ANDRE
/ Il est fort à la mode.
L INTIMÉ , d'un ton véhément.
Qu'arrive -t- il , Messieurs ? On vient. Gomment vient-on ?
On poursuit ma partie. On force une maison *. 770
Quelle maison ? maison de notre propre juge !
On brise le cellier ^ qui nous sert de refuge !
De vol , de brigandage on nous déclare auteurs !
On nous traîne , on nous livre à nos accusateurs,
A maître Petit Jean , Messieurs. Je vous atteste : 775
Qui ne sait que la loi Si guis canis , Digeste,
De f^i, paragrapbo, Messieurs, Caponibus^,
Est manifestement contraire à cet abus ?
Et quand il seroit vrai que Citron , ma partie ,
Auroit mangé , Messieurs , le tout , ou bien partie 780
Dudit chapon : qu'on mette en compensation
Ce que nous avons fait avant cette action.
Quand ma partie a-t-elle été réprimandée ?
Par qui votre maison a-t-elle été gardée?
Quand avons-nous manqué d'aboyer au larron * ? 785
1. Les éditions de 1702, de 17 13, de 1728 donnent : la maison.