‹ Œuvres;Chapitre 222 sur 422 · SCENE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIÈRE

NÉRON, BURRHUS

BURRHUS

Pallas obéira, Seigneur.

NÉRON

Et de quel œil Ma mère a-t-elle vu confondre son orgueil ?

BURRHUS

Ne doutez point, Seigneur, que ce coup ne la frappe , Qu'en reproches bientôt sa douleur ne s'échappe. Ses transports dès longtemps commencent d'éclater 1765 A d'inutiles cris puissent-ils s'arrêter !

NÉRON

Quoi? de quelque dessein la croyez-vous capable?

BURRHUS

Agrippine, Seigneur, est toujours redoutable. Rome et tous vos soldats révèrent ses aïeux ^ ;

1 . Nous ne donnons pas ici parmi les variantes la scène qui primitivement était la première de cet acte III, parce qu'on la trouve dans les Mémoires de Louis Racine (voyez notre tome I, p. 242-244)5 et qu'elle n'a été imprimée dans aucune des éditions de 1670 à 1697. Nous ignorons d'ailleurs toute l'étendue du remaniement qui fut fait par Racine d'après le conseil de Boileau, et comment la scène supprimée se liait à celle qui est devenue à son tour la première. La scène entre Néron et Burrhus ne pouvait venir immédiatement, telle qu'elle est, après celle que Louis Racine nous a conservée. Cela serait évident, quand il n'y aurait pas à faire observer que la citation faite par Louis Racine finit par deux vers de rime masculine, et que la nouvelle scène première commence par deux rimes également masculines.

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