SCÈNE PREMIÈRE
AGRIPPINE, BURRHUS
BURRHUS
Oui , Madame , à loisir vous pourrez vous défendre : César lui-même ici consent de vous entendre. 1 1 oo Si son ordre au palais vous a fait retenir, C'est peut-être à dessein de vous entretenir. Quoi qu'il en soit , si j'ose expliquer ma pensée, Ne vous souvenez plus qu'il vous ait offensée : Préparez-vous plutôt à lui tendre les bras ; 1 1 o 5
Défendez-vous , Madame , et ne l'accusez pas. Vous voyez , c'est lui seul que la cour envisage * . Quoiqu'il soit votre fils , et même votre ouvrage , Il est votre empereur. Vous êtes, comme nous, Sujette à ce pouvoir qu'il a reçu de vous. 1 1 lo
Selon qu'il vous menace, ou bien qu'il vous caresse La cour autour de vous ou s'écarte, ou s'empresse. C'est son appui qu'on cherche, en cherchant votre appui. Mais voici l'Empereur.
AGRIPPINE
Qu'on me laisse avec lui.
x.Var. Vous le voyez, c'est lui que la cour envisage. (1670)
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BRITANNICUS