‹ Œuvres;Chapitre 376 sur 422 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

ATALIDE, ZAÏRE

ATA.LIDE.

Zaïre, il est donc vrai? sa grâce est prononcée.

ZAÏRE

Je vous Tai dit, Madame : une esclave empressée,

Qui couroit de Roxane accomplir le désir, 795

Aux portes du Serrail a reçu le Visir.

Ils ne m'ont point parlé; mais mieux qu'aucun langage,

Le transport du Visir marquoit sur son visage

Qu'un heureux changement le rappelle au Palais,

Et qu'il y vient signer une éternelle paix . 800

Roxane a pris sans doute une plus douce voie.

ATALIDE

Ainsi de toutes parts les plaisirs et la joie M'abandonnent, Zaïre, et marchent sur leurs pas. J'ai fait ce que j'ai dû : je ne m'en repens pas.

ZAÏRE

Quoi, Madame ? Quelle est cette nouvelle alarme ? 80 5

Et ne t'a-t-on point dit, Zaïre, par quel charme, Ou, pdur mieux dire enfin, par quel engagement Bajazet a pu faire un si prompt changement ? Roxane en sa fureur paroissoit inflexible. A-t-elle de son cœur quelque gage infaillible ? 810 ^arle. L'épouse-t-il?

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