‹ Œuvres;Chapitre 378 sur 422 · ATALIDE, ACOMAT, ZAÏRE · texte numérisé non relu

ATALIDE, ACOMAT, ZAÏRE

ACOMAT

Enfin nos amants sont d'accord, Madame : un calme heureux nous remet dans le port. La Sultane a laissé désarmer sa colère ; 845 Elle m'a déclaré sa volonté dernière ; Et tandis qu'elle montre au peuple épouvanté

u prophète divin l'étendard redouté.

Qu'à marcher sur mes pas Bajazet se dispose, Je vais de ce signal faire entendre la cause, 8 5o

Remplir tous les esprits d'une juste terreur. Et proclamer enfin le nouvel empereur.

Cependant permettez que je vous renouvelle Le souvenir du prix qu'on promit à mon zèle. N'attendez point de moi ces doux emportements, 85 5 Tels que j'en vois paroître au cœur de ces amants. Mais si par d'autres soins plus dignes de mon âge, Par de profonds respects, par un long esclavage, Tel que nous le devons au sang de nos Sultans, Je puis

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