‹ Œuvres;Chapitre 382 sur 422 · BAJAZET, ATALIDE, ZAÏRE · texte numérisé non relu

BAJAZET, ATALIDE, ZAÏRE

BAJAZET

C'en est fait : j'ai parlé , vous êtes obéie. Vous n'avez plus , Madame , à craindre pour ma vie ; Et je serois heureux, si la foi, si l'honneur Ne me reprochoit* point mon injuste bonheur^ ; ■Si mon cœur, dont le trouble en secret me condamne , Pouvoit me pardonner aussi bien que Roxane. Mais enfin je me vois les armes à la main ; Je suis libre; et je puis contre un frère inhumain , Non plus par un silence aidé de votre adresse , Disputer en ces lieux le cœur de sa maîtresse , 9 5 o

"Mais par de vrais combats , par de nobles dangers , Moi-même le cherchant aux climats étrangers , Lui disputer les cœurs du peuple et de l'armée , Et pour juge entre nous prendre la renommée. Que vois-je? Qu'avez-vous? Vous pleurez !

ATALIDE

Non, Seigneur, Je ne murmure point contre votre bonheur : Le ciel , le juste ciel vous devoit ce miracle.

1 . Geoffroy et M. Aimé-Martin ont mis le verbe au pluriel : reprochoien t ,

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