‹ ŒuvresChapitre 27 sur 232 · CHAPITRE yn. — DB LA VACVLTt · texte numérisé non relu

CHAPITRE yn. — DB LA VACVLTt

FaeuUas, c'est fàculUa9, d'où est dérvvé faciUtasy facDité ; ce qui signifie la puissance, la capacité de faire sans peine et sans hésitation. C'est donc cette facilité , par laquelle la vertu passe À l'acte. Uanima est une vertu, la vision un acte, le sens de la vue une faculté. Aussi , la classification de l'Ecole n'est pas sans élégance, elle appelle le sens, l'imagination , la mémoire , l'intelligence deê fitcuUéêdê Pâme (anims). Mais cette élégance est gâtée quand l'École place dans les choses , les couleurs , les saveurs , les sons, le tact. Car si les sens sont des fiicultés, dans l'acte de la vision nous faisons les couleurs, dans celui du gôùt les saveurs, dans ceux de l'ouïe et du tact les sens , la chaleur et le froid. C'était le sentiment des anciens philosophes de l'Italie; la trace en est visible dans les roots aiere et olfàcere ; la chose sentie est dite o/«fv, et le sujet sentant olfàcere^ parce que le sujet (animans) crée l'odeur par Fodorat. L'imagination est la plus certaine des facultés, parce qu'en l'exerçant, nous créons les images des choses. De même le sens interne ; c'est en remarquant la blessure , au sortir du combat, que l'on sent la douleur. Pareillement le véritable intellect est une faculté par laquelle , en comprenant quelque chose , nous la faisons vraie. Aussi l'arithmétique , la géométrie , et leur fille la mécanique, résident dans une faculté de l'homme ; nous y démontrons le vrai parce que nous le faisons. Mais les choses physiques sont dans la faculté du Dieu tout-puissant , en qui seul la faculté est vraie , parce qu'elle est parfaitement libre, aisée et rapide; de sorte que ce qui est faculté en l'bomme , est simple acte en Dieu ; il suit de ce qui précède, que de même que l'homme en dirigeant sa pensée sur un objet, engendre les modes des choses, et leurs images, c'est-à-dire, le vrai humain , de même Dieu engendre , par sa pensée , le vrai divin , et fait le vrai créé. Si nous disons improprement en itaKen que les statues et les peintures sont les penêées de leurs auteurs (pensieri flegli autori ) , on peut dire proprement que tau* iee êires sont des pensées de Dieu { pensieri di Dio).

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