‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 9 sur 15 · IS · texte numérisé non relu

IS

lomo une joiirnco dans cet état, sans qu'il soit lîcccssaire de leur faire une ouvei turc à la irachécartère. C^est que leur glotte ne se ferme pas aussi exactement que dans les chats , et que la très-petile quantité d'air, à laquelle elle peut encore donner passage, suffit à l'entretien d'une exislcnce aussi faible.

Quand on coupe la huitième paire sur les cochons d'Inde , et qu'on fait une ouverture à la trachée-artère, ce canal étant étroit dans ces animaux, il est fort difficile d'empêcher qu'il ne se bouche. Il faut y apporter une attention continuelle.

J'ai dit que le degré de plénitude des carotides élait un signe aussi si\r que commode pour juger de l'état de la circulation, et que leur vacuité annonce toujourjj qu« cette fonction a cessé. Mais il arrive quelquefois que ces artères contiennent encore un lîlet de sang et qu'elles sont plus ou moins arrondies, quoique la circulation soit arrêtée. Pour s'assurer de la vérité dans ce cas, il suffit de découvrir une des carotides dans une certaine étendue , et de la presser du bout du doigt en le faisant glisser de la poitrine vers la tête. Si, après avoir ôté le doigt, elle reste blanche et applatie , ou s'il n'y revient un peu de sang que du côté de la tête, il n'y a aucun doute que la circulation ne soit arrêtée j car lorsqu'elle subsiste, même au plus faible degré, le sang revient toujours dans la carotide ainsi vidée, aussitôt qu'on a ôté le doigt ; il y revient du côté

de la poitrine , et en répétant plusieurs fois la même épreuve, le résultat est toujours le même.

Lorsque la circulation a été affaiblie par la destruction d'une portion de moelle épinière , et par toute autre cause , le degré de pression nécessaire pour applatir la carotide dans un point^ fait assez bien reconnaître celui de cet affaiblissement. Dans Fétat de santé, si l'on presse sur cette artère avec uu stylet, il faut une certaine force pour l'applatir, et elle ne s'applatit que dans l'endroit pressé; si l'on passe le stylet dessous pour la soulever, elle demeure cylindrique , même sur le stylet , à moins qu'on ne la soulève beaucoup , et avec effort. Mais, lorsque la circulation est affaiblie, une pression médiocre suffit pour affaisser cette arlère, non -seulement dans l'endroit comprimé, mais plus ou moins loin des deux côtés en devant et en arrière 3 et en la soulevant avec le stylet, elle s'applatit sur cet instrument et au-delà de chaque côté. On peut ainsi apprécier et comparer , dans les différens cas , le degré d'affaiblissement de la circulation , par la facilité et l'étendue de l'applatissement de la carotide.

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