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CHAPITRE V

Le sang est-il identujae dans toutes les distributions du système veineux ?

Ayant la découverte des vaisseaux lympliatiques et de leurs usages , les veines passaient pour 'Contenir , outre le sang qu'elles rapportent au cœur, les divers liquides qu'on supposait qu'elles avaient absorbes par leurs radicules. Mais il paraît maintenant bien établi^ qu'elles n'ont ni radicules ni bouches absorbantes, et qu'elles ne contiennent point d'autre liquide que celui qu'elles ont reçu des artères dont elles sont la continuité (i).

Le sang veineux n'est donc que le sang artériel luimême, retournantau cœur après avoir fournià toutes les sécrétions , la nutrition y comprise. De quelque manière que s'opèrent ces fonctions, il est prouvé, il est généralement admis , que le sang artériel en fournit les matériaux. Mais puisque ce sang est identique partout, les pertes qu'il fait dans les

(i^ Dans ces derniers temps , on est revenu an moins en partie à l'opinion des anciens sur l'absorption veineuse. Les belles expériences de M. Magendie ont jeté un nouveau jour sur cette question 5 elles ont prouvé que l'absorption des boissons était opérée par les veines dans le canal digestif.

( "^91 ) divers organes vailant comme ces organes eusmêmes, le sang veineux doit varier dans la même proportion 5 car si de choses égales on reiranche des choses inégales, les restes seront inégaux. II est donc indubitahle que de chaque organe différent provient un sang veineux différent.

Mais siles organes produisent une première différence entre les sangs veuieux^ les réunions des veines, en rassemblant, en mêlant ces sangs de proche en proche, font naître successivement de nouvelles différences, jusqu'à ce qu'enfin le sang contenu dans le côté droit du cœur , se trouve être composé de la somme des sangs veineux , plu s d'une certaine portion de chyle et de lymphe. L'expérience confirme cette théorie. Car quelques auteurs ont observé que le sang contenu dans telle veine, paraissait moins différer du sang artériel, que de celui contenu dans un tronc veineux plus rapproché du cœur.

Concluons que le sang diffère de lui- même dans toutes les distributions du système veineux*

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