‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 104 sur 433 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

PHILIBERT aîné, COMTOIS.

COMTOIS

Courage, monsieur; donnez - vous de la peine pour faire fortune. Il n'y a pas de raison pour que jamais vous soyez riche , puisqu'à mesure que vous gagnez de l'argent, monsieur votre frère le dépense.

PHILIRERT aîné.

Ne me gronde pas ; c'est mon frère ; il a eu des malheurs : et c'eût été bien m'annoncer dans ce quartier que de passer pour ne pas payer mes dettes.

COMTOIS

Je conçois; faiblesse pour lui; considération poui vous-même. Ah! monsieur, vous êtes trop bon, et monsieur votre frère en abuse. Lui malheureux! je ne vois pas cela. Il ne sait que rire, boire et se divertir. Dès qu'il a un peu d'argent, il brûle le pavé de Paris en cabriolet élégant, recherché dans sa parure, don-

Page 1