‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 118 sur 433 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

PHILIBERT aîné, PHILIBERT cadet.

PHILIBERT CADET

Ah ! te voilà donc , mon frère.

PHILIBERT aîné, brusquement.

C'est toi, mon frère; que me veux-tu?

PHILIBERT CADET

Comme tu me traites durement! Ce que je te veux? Je viens te faire une querelle. .

PHILIBERT aîné.

A moi !

Un sa^^e , un philosophe , déménager sans avertir personne ! C'est bon pour nous autres , aimables vauriens. Qu'en résulte-t-il? Hier soir, je donne un souper délicat, trop délicat, puisque lorsqu'il s'agit de payer, ie me trouve dénué de fonds. J'étais un peu gai, et ma foi j'ai trouvé plaisant de prendre ton nom et ta qualité. Ce matin, par procédé, je veux te prévenir, et il me faut courir jusqu'aux boulevards des Invalides pour te trouver. Heureusement j'ai une affaire qui m'amène dans ce quartier : oui , je viens chercher un homme à qui mon ami Salomon a dû me recommander. IVIais vois à quoi tu mVxposes , à quoi tu t'exposes toi-même ; si le traiteur va te chercher à ton ancien domicile?....

PHILIBERT aîné.

On s'y est présenté.

PHILIBERT CADET

Vois-tu ?

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