‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 2 sur 433 · SCENE T · texte numérisé non relu

SCENE T

Madame LÉONARD, BERTRAND, EEONARD.

DUHOUSSAYE, MARIANNE.

MADAME LÉONARD, entrant en scène.

UoNNEZ-vous la peine d'entrer, monsieur.

BERTRAND, enveloppé d'un grand manteau.

x\h! quel temps, quel temps affreux! j'enrage.

MADAME LÉONARD, appelant.

Marianne , monsieur Léonard , aidez-moi donr à servir monsieur.

LÉONARD, entrant en scène.

Un moment , ma femme ; j'indiquais notre salle à cet autre voyageur.

DUHOUSSAYE, entrant cu scène enveloppé^ comme Bertrand^ d'un grand manteau.

Ouf! je suis trempé; quel orage! Allons, il faut prendre son parti.

12 M. DE BOULANVILLE.

LÉONARD, à Duhoussaje.

Je ne m'en plains pas, puisqu'il amène si bonne compagnie dans mon auberge.

( LéomwdeL sa femme s'empressent auprès des deux voyageurs. Bertrand et Duhoussaje sont chacun a un coin du théâtre. Chacun pose son fouet et son chapeau sur une table ou sur une chaise , et se débarrasse de son manteau.)

MADAME LÉONARD

Marianne, Marianne.

MARIANNE, entrant en scène.

Me voilà, madame.

MADAME LÉONARD

Eh! vite un fagot dans la cheminée de la chambre verte; ces deux messieurs causeront ensemble en se chauffant. {A Bertrand.) Monsieur voudrait-il prendre quelque chose?

{Pendant le dialogue suivant , Bertrand et Duhoussaje n'entendent rien de ce que l'autre dit. Léonard et sa femme vont de l'un à V autre ^ et témoignent leur surprise.

BERTRAND, uvcc hwueur.

Rien. Parbleu ! c'est un bien vilain homme que ce monsieur de Boulanville.

LÉON A RD

C'est possible. Je ne le connais pas. 11 n'y a qu'un mois que je tiens cette auberge.

BERTRAND

Vous ne le connaîtrez que trop tôt. C'est le propriétaire de ce beau château qui est au bout de cette grande avenue.

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