CHAPITRE V
Confidences d'Eugène Delorme a sa famille.
Le fils de Guillaume avait trente ans; il était capitaine, chevalier de Saint- Louis; son père était fort riche. A peine fut-il de retour, que, dans toutes les sociétés de Coutances et des environs , il ne fut plus question que de savoir quelle riche héritière il épouse-
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rait. Il n'est pas d'usage en France de proposer les jeunes filles en mariage ; il faut attendre qu'on les demande ; mais quand les parents d'une jeune fille à marier croient avoir trouvé un bon parti , ils ne manquent pas d'adresse pour amener le jeune homme ou ses parents à faire les premiers pas; sans parler eux-mêmes, ils ont des amis qui parlent pour eux. Il arriva dans cette circonstance ce qui m'était arrivé à Châlons , lorsque j'obtins une belle place dans l'administration des vivres.
Dans un grand repas que l'évêque crut devoir donner à Guillaume et à sa famille , mon cousin César se trouva placé entre la nièce de monseigneur et la femme d'un conseiller au parlement de Rouen, qui était venu passer les vacances dans une terre à deux lieues de Coutances. la nièce de monseigneur avait mie jeune cousine , moins noble que le prélat , mais fort riche et fort aimable. La femme du conseiller avait une fille unique. César ne pouvait suffire à répondre à toutes les questions que lui faisait la femme du conseiller sur la fortune de M. le maire de Coutances, à toutes celles que la nièce de monseigneur lui faisait sur le mérite du jeune capitaine. César n'eut pas de peine à deviner où ces dames voulaient en venir; dans la soirée même, des amis officieux vinrent lui parler plus positivement. Les deux partis offraient de grands avantages.
Le lendemain, César s'empressa d'aller trouver ses amis. « Or çà, dit-il joyeusement à Eugène Delorme, « qui veux-tu épouser? tu peux choisir. » Et il lui annonça les propositions honorables qui lui avaient été faites. Laure était toute glorieuse que son fils fût re- Torne X. 21
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cherché par d'aussi grands partis. Tantôt elle penchait pour la fille du conseiller; tantôt elle préférait la parente de monseigneur. Mais quelle fut sa surprise, lorsque son fils, qui, dès les premiers mots de César, avait laissé voir la plus vive agitation, supplia son père de ne pas songer à le marier. « Eh ! pourquoi donc , mon « fils , s'écria Laure ? Eh ! que signifie le trouhle qui « tout à coup s'est emparé de toi? — « Vraiment, rien « n'est plus clair, reprit César, qui avait attentivement « observé le fils de Guillaume, cela signifie qu'il est at- « teint d'une secrète passion. » Ici le trouble d'Eugène Delorme augmenta. « Serait- il vrai,» dit Laure, fort troublée ,à son tour?» — «Eh! mon ami, dit Guillaume, « en prenant tendrement la main de son fils , pourquoi « ne pas te confier à ton père ?» — «Qui ? moi , » s'écria Eugène Delorme! « avoir des secrets pour vous! Je me « reproche d'avoir tardé à vous révéler mon amour , « mes craintes, mon espoir, et je vais vous ouvrir mon « ame tout entière. » On juge avec quelle inquiétude Laure prêta l'oreille à ce que son fils allait dire.
« Mon père, continua Eugène Delorme, après avoir « été assez heureux pour sauver la vie à votre ami, « Dumesnil , les opérations de la campagne me per- « mirent de ne pas quitter ce brave militaire; je me « plaisais, je m'instruisais dans sa société. Dumesnil « ne cessait de me parler de sa petite-fille. Il ne lui « restait que sa chère Fanchette ; il semblait ne respirer « que pour elle. Il gémissait de ne pouvoir lui laisser « aucune fortune. A sa mort, elle n'aurait plus pour « parente qu'une grand' tante, sa belle-sœur, qu'il « n'avait jamais vue. C'était la fille aînée du vieux
« concierge du fort Saint-Pierre, celle qui, peu de temps « avant le mariage de Dumesnil , avait quitté la Marti- « nique pour suivre une chanoinesse allemande; elle « avait été ensuite institutrice de la fille d'un petit « prince de l'empire ; elle n'était pas riche , mais elle « avait de quoi vivre, grâce au testament de la cha- « noinesse, et à une pension que lui faisait sa jeune « élève. Dumesnil, inquiet du sort de sa petite-fille, si « elle venait à le perdre, avait eu le projet de l'en- « voyer en France , chez sa tante ; il avait écrit à cette « tante ; ses réponses ne l'avaient que médiocrement « satisfait. Cette femme, fille d'un soldat, qui avait été « demoiselle de compagnie d'une chanoinesse , prenait « les airs d'une dame de qualité ; elle avait des idées de « hauteur , de fierté , de noblesse , qui tenaient presque « de la folie. Malgré la répugnance que ces idées avaient « inspirée à Dumesnil , comme elle paraissait prendre « beaucoup d'intérêt à la petite-fille de son beau-frère, « il n'avait pas renoncé à son projet ; il n'attendait plus « qu'une dernière réponse pour faire partir Fanchette « et sa gouvernante , qui avaient grande peine à vivre « à Boston du travail de leurs mains. Je ne vous sur- « prendrai pas en vous disant qn'au moment où ce « brave homme m'apprit la situation pénible de sa « petite-fille, je me sentis atteint pour cette jeune « personne d'une tendre compassion. Ce sentiment « augmenta, quand, avec tout l'amour d'un grandît père , mais avec toute la véracité d'un homme de « bien, il me fit le plus grand éloge des charmes et du « mérite de sa chère Fanchette. Vous l'avouerai-je? « dans ces doux épanchements il m'arriva souvent de
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« penser que cette chère Fanchette était la compagne « que je devais désirer. Je voyais Dumesnil unissant « à i'esprit la raison et le jugement , à la bonté le c courage et la grandeur d'ame, doué de toutes les « qualités qui peuvent contribuer à notre bonheur et « au bonheur de ceux qui nous sont chers, et j'aimais « à me persuader que sa petite-fille avait ses vertus: « ce brave homme me convient si bien pour ami , me « disais-je, pourquoi sa petite-fille ne me conviendrait- « elle pas pour amante et pour épouse ? Comment se u font aujourd'hui nos mariages? La société nous offre « de toutes parts des unions où l'on a consulté la con- « venance des rangs et des fortunes bien plus que celle « des caractères : et je ne vois là que les sots calculs « de l'ambition et de la vanité. Quelques jeunes gens « se marient , entraînés par une vive et subite passion « née d'un premier coup-d'œil ou d'un simple entre- « tien : et je ne vois là que les aveugles et fougueux « caprices de l'amour. Ah ! qu'il me paraîtrait plus sage « et plus sensé , le choix qui prendrait sa source a dans l'estime que nous inspirent les parents d'une a jeune personne , dans la certitude qu'ils ne nous « trompent pas , en faisant l'éloge de leur fille , dans « l'idée que la fille ou la petite-fille d'un homme ver- « tueux, aimable et bon, ne peut manquer d'être « bonne, aimable et vertueuse. C'est ainsi que je rai- « sonnais , mon père , avant d'avoir vu la petite-fille de « votre ami.
« Notre quartier-général vint s'établir à Boston ; le «régiment où servait Dumesnil entra dans la ville, « presque en même temps que nous. Je vis Fanchette ,
« et sa vue fortifia les sentiments que son grand-père « m'avait inspirés pour elle. A chaque instant je recon- « naissais en elle toutes les vertus que son grand-père « m'avait annoncées. Si j'avais un reproche à faire à « Dumesnil , c'était de ne pas m'avoir dit encore assez « de bien de sa petite-fille. Que vous dirai-je , mon père ! « j'aimai, j'adorai Fanchette, comme vous avez aimé « ma mère. Je n'osais pas me flatter encore qu'elle « partageât mes sentiments; mais je crus voir qu'elle « était touchée de mon amitié pour son respectable « aïeul. J'allais parler à Dumesnil, à sa petite-fille. J'al- « lais vous écrire, lorsque notre pauvre ami fut at- « teint de la maladie dont il est mort. Deux jours « avant sa mort il avait reçu cette dernière réponse « de sa belle-sœur , qu'il attendait. Sa petite-fille quitta « l'Amérique ; elle a dû débarquer à Lorient. J'ai écrit a au capitaine du navire , à Catherine , sa bonne gou- « vernante. Que leurs réponses se font attendre ! Mais « j'irai moi-même à Lorient; je saurai quel endroit de « la France elle habite : je la reverrai. Mon père, Fance chette est pauvre, mais elle est bonne, elle est belle, « elle est vertueuse ; c'est la petite-fille de votre ami , « je l'aime, j'ose espérer qu'elle m'aimera; j'obtiendrai « l'aveu de sa tante ; je vous en supplie, ne me refusez « pas le votre. C'est la femme qui est destinée à me « donner le bonheur que vous goûtez avec ma mère. » Laure avait vu d'abord avec chagrin que son fils songeât à épouser une fille sans fortune; mais bientôt entraînée par sa tendresse pour lui : « Mon ami , » ditelle à Guillaume , dès qu'Eugène Delorme eut cessé de parler, « il n'y a pas à balancer; il faut consentir au
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« bonheur de notre fils. » — - « Oui , j'y consens , s'écria « Guillaume à son tour, et je remercie mon fils d'avoir « placé ses affections sur la petite-fille de mon ami. « Oui, mon fils, si, comme je n'en doute pas, cette « jeune Fanchette est digne des sentiments qu'elle t'a « inspirés, je m'empresserai de demander sa main à sa u tante. Gardez-vous, ajouta-t-il en s'adressant à mon « cousin César, de n'attribuer ma résolution qu'à ma « tendresse pour mon fils, ou au souvenir de mon « amitié pour Dumesnil; je suis loin de mépriser les « grandes dots et les grandes alliances ; mais je crois « que les considérations de fortune qui décident la plu- « part des mariages, doivent céder aux considérations « bien plus respectables de la convenance des goûts, « des penchants et des caractères. J'approuve le choix « de mon fils,' parce que je crois y voir autant de rai- « son que de passion. » — « Eh bien , leur dit César , « ai-je eu tort, depuis vingt ans et plus,' de renoncer à « vous donner des conseils? En avez-vous besoin pour « vous bien conduire ? Après vous être fait à vous-mêmes a votre bonheur, jouissez, mes bons amis, de faire le « bonheur, non-seulement de vos enfants, mais des en- « fants de vos amis. Je me charge de répondre civile- « ment à la nièce de l'évêque, comme à la femme du « conseiller. » Je n'ai pas besoin de dire avec quels transports Eugène exprima sa reconnaissance a ses parents. « Ah! reprit Guillaume, pourquoi Charles s'est-il « soustrait aux projets que j'avais formés sur lui! j'aua rais la douceur de marier mon fils à la petite-fille de « mon ami Dumesnil, et ma petite-fille au petit-fils de « mon ami Duverdier. »
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Au milieu de la vive bienveillance que Guillaume éprouvait pour tous les hommes , ses trois amis avaient été, étaient encore, avec ses parents, sa femme , ses enfants et mon cousin César , l'objet de ses tendres regrets ou de ses douces préférences. Ses trois amis étaient Duverdier , Dumesnil et moi. Duverdier et Dumesnil n'avaient jamais trompé son amitié.
Comme Guillaume achevait de parler, un nègre, ancien trompette d'un régiment de dragons, qu'Eugène Delorme avait pris à son service, pendant qu'il était aide-de-camp , vint lui annoncer que Catherine , la gouvernante de mademoiselle Fanchette, arrivait à l'instant dans la maison de Guillaume. « Catherine ! « Catherine ici , s'écria Eugène Delorme ! Fanchette « serait-elle à Coutances ? » L'air, triste et désespéré de Catherine fît un profond contraste avec la joie qu'Eugène Delorme avait éprouvée à la première nouvelle de son arrivée. «Juste ciel! que signifient ces pleurs? Où se est Fanchette? Ah ! grand Dieu , venez- vous m'annon- « cer sa mort ?» — « Non , monsieur , rassurez - vous ; « notre Fanchette vit encore ; je l'espère au moins , mais «je ne sais ce qu'elle est devenue. Sa tante , sa cruelle « tante s'en est emparée ; elle n'a pas voulu permettre « que je raccompagnasse. » Et voici ce que Catherine raconta.
Elles avaient trouvé à Lorient, précisément dans l'auberge où elles étaient descendues, la tante de mademoiselle Fanchette. Elle les attendait depuis huit jours. Elle accueillit sa nièce avec amitié, mais avec la réserve et le bon ton qui semblent ne devoir jamais abandonner les dames de qualité. «Ma petite-nièce,
« lui dit-elle , vous n'avez plus que moi pour parente. «Je prétends vous servir de mère, et je me flatte que « vous justifierez par votre conduite les bontés que j'ai « pour vous. On vous nomme Fanchette , je crois ? — «Oui, ma tante. — Fanchette! Ah Dieu! quel nom! « Mais c'est un nom de paysanne.
«Ici, continua Catherine, je m'avançai pour pré- « scnter mes respects à la tante de ma maîtresse. — «Quelle est cette femme, dit la tante? — C'est ma «gouvernante, répondit cette chère fille, c'est mon «amie. — Votre gouvernante est votre amie! C'est « pousser un peu loin la bonté. Et dites-moi , qu'est-ce « que c'est qu'un jeune homme, un militaire fort riche « mais d'une naissance fort obscure , dont votre père « m'avait parlé dans sa dernière lettre? Il faut vous dé- « fier de tous ces jeunes gens, ma nièce.
« Je compris qu'elle voulait parler de M. Eugène « Delorme , et je m'avançais de nouveau pour dire « tout le bien que j'en pense. » La tante m'interrompit : « Il suffit , la bonne , on reconnaîtra vos services. Lais- « sez-nous , j'ai besoin d'être seule avec ma nièce.
« Mademoiselle Fanchette était consternée de la mate nière dont sa tante me congédiait. Elle voulut dire « quelques mots en ma faveur, mais sa tante lui ferma « la bouche assez durement. Je sortis et j'allai pleurer « sur le sort de ma pauvre jeune maîtresse , qui ne « pouvait manquer d'être fort malheureuse avec sa « tante. Quelques instants après , une femme qui se « dit la femme de chambre de la vieille demoiselle , « entra dans la salle où j'étais. Elle portait un petit . Sac d'argent et un papier qu'elle me dit de signer;
« elle ajouta que mademoiselle Fanchette n'avait plus a besoin de moi. Je ne voulais pas signer; je voulais « parler à ma jeune maîtresse. Cela me fut impossible. « Dans la nuit la tante partit avec sa nièce , et perte sonne n'a pu me dire quelle route elles avaient « prise.
« J'ai pensé alors que mademoiselle Fanchette n'a- « vait pas d'autre ami au monde que M. Eugène « Delorme. Je me suis souvenu que son père ha- «bitait ce pays; je voulais venir le trouver tout de «suite; malheureusement je suis tombée malade. A « peine rétablie , j'ai pris la route de Coutances. Ma «maladie et mon voyage ont consommé tout l'argent « qui était dans le petit sac de la femme de chambre, «mais que m'importe mon sort? C'est celui de ma « pauvre enfant qui m'inquiète. »
Quel fut le désespoir d'Eugène Delorme à cette triste nouvelle! «Eh quoi! ignorer ce qu'elle est deve- «nue! Et de quel droit sa cruelle parente s'en est-elle « emparée ? Elle est à moi , c'est à moi que son père « l'a léguée en mourant. Ah ! ma chère Julie , ajouta-t- « il en s'adressant à sa nièce , me voilà aussi malheu- « reux que toi. Charles a fui , et l'on m'enlève Fan- «chette. »
Ses parents lui prodiguèrent les plus tendres consolations ; il leur sut gré de leurs efforts ; mais rien ne put le consoler, rien ne put le retenir. II partit le jour même pour Lorient, après avoir pris de Catherine le peu de renseignements qu'elle pouvait avoir. Cette bonne femme resta chez Guillaume , elle ne cessait de
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parler avec enthousiasme de la douceur, de la bonté, des vertus de sa jeune maîtresse. Guillaume en prenait d'autant meilleure idée de la petite-fille de Dumesnil , et il regrettait d'autant plus qu'on ignorât où sa cruelle tante l'avait emmenée.
Guillaume n'avait pas encore reçu de nouvelles de son fils, lorsqu'il lui arriva une lettre d'une écriture inconnue. Elle était datée du couvent de ***, à Paris; elle était de ma fille. Guillaume n'avait vu ma fille qu'une seule fois au parloir : il fut très-étonné de recevoir une lettre d'elle.
« Monsieur , lui écrivait ma fille , votre amitié pour «mon père m'encourage à vous adresser une prière. Je « crois que votre présence à Paris pourrait être d'une « grande utilité à votre ami. De grâce, ne perdez pas « un instant. En vous disant qu'il s'agit de rendre ser- « vice à M. de Senneville , j'ai l'espérance d'exciter « votre zèle. En vous donnant l'occasion d'exercer de « nouveau les vertus qui vous distinguent, je crois être «agréable à Dieu, et remplir un devoir de véritable «piété. Si vous cédez à ma demande, je vous prie de « ne pas dire à mon père, avant de m'avoir vue, que « c'est moi qui vous ai engagé à faire le voyage de « Paris. »
Le premier mouvement de Guillaume fut de demander des chevaux de poste. Tandis qu'on était allé les chercher , il communiqua la lettre de ma fille à Laure et à mon cousin César. Us se perdaient en conjectures. Guillaume, comme on le verra dans le chapitre suivant, avait reçu une lettre de moi, qui déjà
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l'avait alarmé. « Helas ! dit mon cousin César , ceci m'a « bien l'air de cacher quelque nouvelle folie de notre « ami Eugène; eh bon Dieu ! n'en finira-t-il pas? »
César était loin de vouloir retenir Guillaume ; mais il le vit partir avec peine. Il ne craignait pas la mort; mais il craignait de mourir sans avoir tous ses amis autour de lui. « Mon ami , dit-il à Guillaume , la der- « nière fois que je l'ai prise , la vieille flûte n'a pu rendre « aucun son. » Guillaume, en l'embrassant tendrement, lui promit que son absence ne serait pas longue. «Oui, « reprit César; reviens bien vite, et ramène Eugène « avec toi. »
Voilà ce qui , depuis un an , s'était passé dans la maison de Guillaume; on va voir comment je me conduisais à Paris.