‹ Œuvres (volume 4)Chapitre 159 sur 391 · ET MYLADY SPLIN, SORTANT DE LEUR CHAMBRE · texte numérisé non relu

ET MYLADY SPLIN, SORTANT DE LEUR CHAMBRE

CHAMPAGNE, tout-a-fait ivre.

CHAMPAGNE

Ecoutez donc , vous autres , pourriez-vous m'enseigner monsieur mon maître , s'il vous plaît ?

MYLORD

Ah ! te voilà , coquin !

MYLADY

D'où viens-tu , fripon ?

MYLORD

Je té avais commandé de l'empressement.

i88 LE CONTEUR.

CHAMPAGNE

Doucement, allons, bride en main , je vous en prie. Demandez sur toute la route si je ne vous ai pas fait préparer des chevaux magnifiques. Ce n'est pas ma faute à moi si vous n'arrivez pas assez vite pour les prendre.

DUPRÉ

Non, monsieur, je vous garantis que ce n'est pas sa faute.

CHAMPAGNE , en montrant Suzanne.

Demandez à cette aimable enfant si je n'ai pas été obligé de vider deux bouteilles ici en vous attendant , et de partir , parce que vous ne veniez pas. Il m'en a fallu vider trois à la poste suivante ; mais , comme j'aurais été forcé d'en vider quatre à la poste d'après , j'ai pris le parti de retourner sur mes pas , par esprit de modération.

MYLORD

Demandez-moi comment il a pu se comporter dans son cheval.

MTLADY.

Il est pleine de vin.

Oh ! je suis revenu avec de bons enfants , une douzaine de postillons et de chevaux de renvoi , qui ont eu pour moi infiniment d'attentions.

DUPRÉ

Une douzaine de chevaux ! Il y en aura pour tout le monde. My lord va prendre la route d'Angleterre; nous, celle du château de M. Duflos ; et M. de Florvel , celle de Paris , quand il sera réveillé.

DUFLOS

C'est entendu. Allons, viens, mon cher Mercour.

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