ACTE III, SCENE Xin
Tu seras mon gendre ; et , Dieu merci , j'aurai quelqu'un qui m'écoutera , et qui ne dormira pas quand je conterai .
VAUDEVILLE
Ajvgéliqui:.
Ah! dans une seule journée , Que d'imprévus événements !
D'abord , je me trouve entraînée , Malgré moi, loin de mes parents, Et puis, contre toute espérance.
Mon père vous donne ma main.
Mercour, j'en fais l'expérience, L'amour fait voir bien du chemin.
D u p R É , a Mercour.
Vous épousez mademoiselle, Vos vœux sont donc enfin remplis !
Voulez-vous d'im valet fidèle Écouter encor les avis ?
Toujours en amour votre usage, Monsieur , fut de marcher grand ti'ain ; Mais , après votre mariage , N'allez pas rester en chemin.
M Y LAD Y SPLI^.
Dites à moi quel homme étrange A fait naître ces quiproquos.
Du souper à nous il s'arrange , Et nous prend encor nos chevaux.
Sans mentir, cet homme il possède Le secret pour aller bon train.
Du bien des autres quand on s'aide.
On fait très-vite son chemin.
SUZANNE, a Dupré.
Vous n'étiez pas trop à votre aise Lorsque je vous interrogeais ; Mon cher , pour tromper une Anglaise , Il faut au moins savoir l'anglais.
En vain vous vouliez me répondre, Vous y perdiez votre latin.
Si vous allez jamais à Londre, Apprenez l'anglais en chemin.
MERCOUR, au public.
J'entends un critique sévère Sur cet ouvrage prendre feu :
Aux règles la pièce est contraire , Où donc est l'unité de lieu?
Un argument de cette espèce Ne me paraît pas bien malin ; On court deux postes dans la pièce , Ce n'est pas là trop de chemin.