SCÈNE XII
LAMBERT, LAUNAY, FRÉMIN père, FRÉMIN fils, GEORGES, FANCHETTE.
LAUNAY
Entrez, entrez, mes chers amis.
GEORGES
Messieurs, j'ai bien l'honneur...
frémin fils, lorgnan t Faachette.
Elle est jolie cette petite; mais pas le moindre maintien.
FANCHETTE
Que vois-je ? monsieur Lambert!
LAMBERT
Seriez-vous fâchée de me voir , mademoiselle ? Monsieur Launay, qui connaît mon amitié pour vous, m'a fait l'honneur de m'inviter.
LAUNAY
Oui, c'est moi qui ai prié monsieur. Où est donc le cher papa?
FANCHETTE
Vous savez bien ce Muséum , ce salon de tableaux où vous nous avez conduits , où il y avait tant de monde , tant d'étrangers, tant de jeunes gens avec des lorgnettes? eh bien! il y avait là une femme qui parlait, qui
parlait Mon père s'est approché d'elle, et elle s'est
mise à causer en ricanant avec quelques personnes, et puis elle a répondu à mon père en souriant , et mon
père a prié mon frère de prendre les devants avec moi, en disant qu'il allait nous suivre , et nous voilà.
LAUIAY.
Yoici messieurs Frémin père et fils, les propriétaires de cette maison.
FRÉMIN PÈRE
Monsieur et mademoiselle, j'ai l'honneur
FRÉMIN FILS
Enchanté
FANCHETTE
C'est nous-mêmes, monsieur Mais elle ne finit
donc pas cette ville. Voilà un nouveau quartier et d'un genre tout différent. De longues rues toutes droites, avec de grandes portes cochères ; les portiers devant les maisons , faisant la conversation avec leurs voisins , presque pas de boutiques ; ma foi , c'est presque aussi triste qu'au Marais.
FRÉMIN PÈRE
Oh ! triste , c'est bon pour la partie du Luxembourg ou il n'y a que les rentiers et les politiques du café Procope ;%mais si vous traversiez la rue du Bacq de onze heures à quatre , vous verriez tous ces commis qui se rendent à leurs bureaux, toutes ces solliciteuses de places en cabriolet. Oh! notre quartier en vaut d'autres; mais pardon, ma maison a tant de détails. Je vous laisse mon fils.
( // sort. )