‹ ŒuvresChapitre 148 sur 345 · ACTE II, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VI

a g l aé , étonnée.

Quoi ! pour lui tant d'égards ?....

MADAME S A I N T - A L A R D

Honnête et malheureux, Dablanville est sans doute estimable à vos yeux; Car en vous de tout temps on a su reconnaître Un cœur sensible.

AGLAÉ

Ah! oui; trop sensible peut-être.

MADAME SAINT -ALARD

Plaît-il?.... Retirons-nous, ma fille. Ah! Térigni, Je me félicitais de vous loger ici ; Je n'aurai pas sujet de m'en plaindre, j'espère; Mais hélas ! excusez les craintes d'une mère.

[Elle sort avec safîlle.)

TÉRIGNI, DARLANVILLE.

TÉRIGNI.

Qu'entend-elle par là ?

DA.BLANVILLE, ricanant.

Soyez de bonne foi , Un tel langage est clair pour vous comme pour moi. Elle vous regardait en sortant, la petite! Et sa mère à nos yeux qui la soustrait bien vite!.... Jusqu'à présent j'avais admiré sa froideur : Il ne faut qu'un instant pour dé«ider un cœur.

TERIGNI.

Vous croyez...

DABLANVILLE.

Qu'on vous aime.

TÉRIGNI.

Allons donc.

DABLANVILLE.

Les novices Peuvent seuls se méprendre à de pareils indices.

TÉRIGNI.

Peut-être vous m'allez taxer de vanité ; De croire à cet amour je fus souvent tenté.

Ah ! vous l'aviez donc vue ?

TÉRIGNI.

A Nanci , chez sa tante.

DABLANVILLE.

Ah ! sa conduite alors devient moins surprenante.

TÉRIGNI.

Savez-vous qu'elle est bien.

DABLANVILLE.

Grâces, vertus, appas

TÉRIGNI.

Ainsi , vous l'estimez beaucoup.

DABLANVILLE.

J'en fais grand cas.

TÉRIGNI.

Moi, de même.

DABLANVILLE.

L'estime est loin de la tendresse.

TÉRIGNI.

Oui; mais....

DABLANVILLE.

Pauvre Aglaé! son état m'intéresse.

TÉRIGNI.

C'est Fabrice; changeons, s'il vous plaît, d'entretien.

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