ID
a#8 L'ENTRÉE DANS LE MONDE.
D'un mentor avec moi prenne ainsi le langage. Tu crois apparemment valoir bien mieux que moi.
FABRICE
Point du tout, Térigni. Mon amitié pour toi Me dicte des avis dont j'ai besoin moi-même. Si je te parle ainsi , c'est parce que je t'aime.
TÉRIGNI.
Oh ! de tant d'amitié je vous suis obligé.
Ah ! Térigni , combien un jour vous a changé !
TÉRIGNI.
Quoi!
SOPHIE
Je sens au dépit succéder la tristesse.
TÉRIGNI.
Vous pleurez?
SOPHIE
Votre amour devait durer sans cesse ; Cet amour dans lequel je plaçais mon bonheur , Ingrat, il est déjà bien loin de votre cœur.
TÉRIGNI.
Qui ? moi ? grand Dieu ! cesser de vous aimer , Sophie !
SOPHIE
Comment de Térigni me croire encor chérie , Quand son ami , mon frère , est par lui maltraité ?
TÉRIGNI.
Maltraité! mais lui-même aussi s'est emporté.
FABRICE
L'amitié seule....
TÉRIGNI.
Eh bien! je sens mon injustice; Oui j'ai tort avec toi ; pardonne-moi , Fabrice.