‹ ŒuvresChapitre 169 sur 345 · ACTE III, SCENE VI · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE VI

FABRICE

Va, je ne pense pas, ami, comme ma sœur,

Qu'un autre amour déjà soit maître de ton cœur;

Mais comme elle je vois le but de ma cousine:

Elle veut être aimée, elle est adroite et fine.

Malgré toi de ton cœur on s'aura s'emparer.

Sur ta constance enfin qui peut nous rassurer?

Hier tu projetais des études immenses ;

Aujourd'hui ce n'est plus qu'au plaisir que tu penses.

A vingt ans on n'a pas de ferme volonté.

Ainsi notre âge, ami, notre facilité,

Comme si ce n'était encor assez des nôtres ,

Nous met à la merci des passions des autres.

Riche, avide à-la-fois de gloire et de plaisirs,

Entouré de flatteurs , tourmenté de désirs ,

Pour ne pas t'égarer songe à prendre un bon guide;

Or, il s'en présente un, sûr, éprouvé, solide;

C'est Clermont : ah! combien, quand tu le connaîtras,

De ton premier accueil tu te repentiras!

Nous avons déjà vu son honnête famille;

Son jeune fils , sa femme et sa charmante fille ;

C'est chez lui que ma sœur et moi devons dîner;

Vois, ne pourrions-nous pas avec nous t'emmener ?

SOPHIE

Ah! oui; cela ferait une aimable partie: A ce prix avec vous je me réconcilie.

TÉRIGNI.

\vec vous, avec lui, je voudrais, mes amis, Passer ce jour entier ; mais c'est que.... j'ai promis....

SOPHIE

A qui donc ?

FABRICE

C'est encor Dablanville , je gage.

a3o L'ENTREE DANS LE MONDE.

TÉRJGNI.

Je n'ai pu me défendre....

SOPHIE

Ah ! mon Dieu, quel dommage!

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