‹ ŒuvresChapitre 259 sur 345 · ACTE I, SCENE VIL · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE VIL

SAINT-HILAIRE

Et maintenant nos ingénuités viennent me demander des conseils comme à un père.

PAVARET.

Et c'est son tour d'être jaloux.

SAI^T-HILAIR E.

Et si moi , homme raisonnable, je souffre de quitter les amants pour les pères , jugez de ce qu'il doit en coûter à nos dames quand elles sont forcées de prendre les mères nobles et les caractères.

PAVARET.

Ah! c'est pour en mourir.

magdelon , sortant de V auberge.

Si ces messieurs et madame veulent entrer , ils vont être servis dans une petite demi-heure ; il y a bon feu , la chambre est propre , et nos lits sont excellents.

SAINT-HILAIRE

Allons; car moi je me console de mes chagrins par la bonne chère et la littérature. J'ai fait une tragédie.

PAVARET.

En vérité!

MADAME SAINT-HILAIRE

Superbe! Mon ami, il faudra la lire à M. l'avocat.

PAVARET.

Oui, sans doute; mais après souper.

SAINT-HILAIRE

Oui, pour vous endormir, n'est-il pas vrai ? Allons, viens , ma bonne amie.

Monsieur et madame Saint-Hûaire entrent dans l'auberge. )

356 LE COLLATERAL.

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