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Tome II

5o LE VOYAGE INTERROMPU.

dorlis, h part.

Comme il pille tous nos drames !

FLORIMOïf.

Soyez heureux , mon cher Dorlis ; épousez celle que vous adorez, celle qui m'était destinée; je vous abandonne toutes mes prétentions, tous mes droits, s'il est vrai que j'en aie quelques-uns; et moi infortuné

MADAME DERCOTJR.

Eh mais! permettez donc , j'admire votre générosité ; elle m'étonne

FLORIMON.

Eh ! madame , honorez moins ce qui n'est qu'un devoir.

MADAME DERCOUR.

Pour moi, j'avoue que dans tous mes romans je n'ai rien vu qui m'ait attendrie de la sorte ; mais je ne sais si je dois approuver

FLORIMON.

Vous devez faire le bonheur de votre fille ; et elle sera heureuse avec notre cher Dorlis. Il est aimable , il est riche, plein de talents ; on vous répondait de moi, je vous réponds de lui : que pouvez- vous exiger de plus ?

MADAME DERCOUR.

Comment! ce que je peux exiger? mais une affaire de cette importance ne peut pas se terminer aussi précipitamment.

FLORIMON.

Il s'agit bien d'affaires ici , madame ; c'est le cœur seul qui doit agir.

MADAME DERCOUR.

Le cœur! ah! je connais cela; mais encore cepen-

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