‹ ŒuvresChapitre 29 sur 58 · L^ VALLÉE · texte numérisé non relu

L^ VALLÉE

K ANTONY VALABRÉGUE

V^EiNTE de coteaux verts où le ciel bleu finit. Loin du poudreux sillon des routes isolée, Tout ombre et tout fraîcheur, la petite vallée S'enfonce, hospitalière et molle comme un nid.

La plainte du vent faible, où l'eau courante unit Sa note claire, passe aux chants d'oiseaux mêlée ; Et d'une cloche au loin l'inégale volée Y fait parfois mourir comme un écho bénit.

Et c'est là, quand ailleurs Midi rutile et crie,

Que, parmi la verdeur douce de la prairie,

Il fait bon se coucher au pied d'un saule creux.

Jusqu'à l'heure apaisée où le soleil décline, Pour accorder le cours de son rêve amoureux Au long ruissellement des blés sur la colline.

PAYSAOBS ET FANTAISIBS 33$

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